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"Je crois à un autre chemin" : le chef des députés PS, Boris Vallaud, s'oppose à la primaire de gauche, "pas suffisante" en vue de l'élection présidentielle

Pour Boris Vallaud, la "désignation d'un candidat du Parti socialiste" est "un préalable" à toute initiative de rassemblement à gauche en vue de l'élection présidentielle.

Boris Vallaud, à l'Assemblée nationale le 8 septembre 2025

AFP - édité par Hugo Palacin

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Un soutien de moins. Le chef de file des députés socialistes, Boris Vallaud, s'oppose à son tour au projet de primaire à gauche pour l'élection présidentielle de 2027, qu'il juge "pas suffisante" et propose "un autre chemin" pour construire "une coalition la plus large qui soit".

"Avec d'autres, venus de toute la gauche, nous y travaillons", a-t-il déclaré dans une interview au Nouvel Obs publiée ce samedi 7 février, ajoutant que ce processus devait démarrer après la désignation d'un candidat du Parti socialiste, tout en incluant Raphaël Glucksmann, mais pas La France insoumise.

Boris Vallaud occupe une place centrale au sein du Parti socialiste, entre le premier secrétaire Olivier Faure, favorable à une primaire, et ses opposants. Olivier Faure avait participé le 24 janvier à Tours au lancement de cette primaire qui doit désigner un candidat issu du PS, des Écologistes et des anciens insoumis, comme Clémentine Autain et François Ruffin.

Mais il s'y était rendu sans mandat du parti, qui ne s'est pas encore prononcé sur cette primaire, que ses promoteurs entendent tenir le 11 octobre prochain. Elle n'inclura pas les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, ni le parti Place publique de Raphaël Glucksmann, les deux hommes actuellement les mieux placés dans les sondages à gauche.

"La primaire, telle qu'elle se dessine, n'est pas suffisante"

"Je suis favorable au rassemblement le plus large de la gauche face à la menace de l'extrême droite. C'est ma conviction et c'est ce que demandent nos électeurs. Mais on le voit bien, la primaire, telle qu'elle se dessine, n'est pas suffisante", a ainsi déclaré Boris Vallaud au Nouvel Obs.

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"Je crois à un autre chemin : la construction d'une coalition la plus large qui soit, unie autour d'un projet de gauche à vocation majoritaire dans le pays. Avec d'autres, venus de toute la gauche, nous y travaillons", a poursuivi le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

"Il y a un préalable à tout ça : la désignation d'un candidat du Parti socialiste. Je ne laisserai personne priver les militants d'un choix qui leur revient. Le candidat des socialistes s'engagera ensuite dans cette coalition, cela nous donnera la force nécessaire pour la suite", a-t-il ajouté. La coalition "de François Ruffin à Raphaël Glucksmann", dit-il, "inventera ensuite son processus pour choisir son candidat".

Trois candidats déjà déclarés

Les déclarations de Boris Vallaud accroissent encore les doutes sur cette primaire défendue avec ardeur par la cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, et l'ex-candidate de la gauche pour Matignon, Lucie CastetsMarine Tondelier est déjà candidate à cette primaire tout comme Clémentine Autain et François Ruffin.

Boris Vallaud n'a pas voulu dire s'il souhaitait être candidat dans le cadre de la coalition qu'il souhaite voir émerger. "Je vais m'appliquer ce que je souhaite pour cette coalition : commencer par le fond et les idées", a-t-il dit, ajoutant que "la gauche est orpheline d'une idée forte".

Il a également jugé "légitime" la candidature du député Jérôme Guedj, annoncée plus tôt cette semaine. "Mais nous devons nous garder, dans la gauche non mélenchoniste, de rejouer les gauches irréconciliables entre nous", a-t-il prévenu.

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