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"Je suis une femme libre" : interrogée sur Glucksmann, Léa Salamé réaffirme son indépendance et sa ligne de conduite pour 2027

Interrogée devant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public sur son impartialité concernant son compagnon, la journaliste de France Télévisions, a assuré qu'elle se mettrait en retrait du 20 heures de France 2 si Raphaël Glucksmann se présente en 2027.

Léa Salamé lors de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public à l'Assemblée nationale le 2 février 2026.

Crédit : Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP - édité par Alexian Giron

Auditionnée ce lundi 2 février devant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Léa Salamé a assuré qu'elle se mettrait en retrait du 20 Heures de France 2, si son compagnon, le député européen et cofondateur du parti Place publique Raphaël Glucksmann, se présentait à la présidentielle de 2027.

"Que les Français se posent la question, c'est légitime", mais, "avant d'être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre", a affirmé la journaliste de France Télévisions, lors d'une audition d'environ 2h30, face au député du parti UDR [Union des droites pour la République, fondé par Éric Ciotti], allié du Rassemblement national et rapporteur de cette commission, Charles Alloncle. 

"Je n'ai pas attendu la commission d'enquête pour adopter une ligne de conduite extrêmement claire. En 2019, quand mon compagnon a décidé d'être candidat aux élections européennes, je me suis retirée de l'antenne le jour même de sa candidature et contre l'avis de ma hiérarchie à l'époque qui ne voyait pas pourquoi je devais sortir de l'antenne. Cinq ans plus tard, en 2024, lorsqu'à nouveau il a été candidat aux élections européennes, j'ai fait la même chose. Et cette ligne de conduite, elle vaut pour toutes les élections. S'il est candidat, je sors de l'antenne [...] immédiatement", a-t-elle martelé. 

"Jamais personne n'a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo", a poursuivi celle qui a animé le débat d'entre-deux tours de la présidentielle 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Avant d'interroger Charles Alloncle: "pensez-vous vraiment qu'en 2026, une femme pense (...) vote [...] prie comme son mari, qu'une femme fait ce que lui demande de faire son mari ?". 

J'espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail

Léa Salamé lors de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public le 2 février 2026

Charles Alloncle, puis la députée RN Caroline Parmentier, lui ont demandé si la situation serait la même si elle était la compagne du président du RN, Jordan Bardella. "Je ne suis pas la compagne de Jordan Bardella. J'espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou publique, jusqu'à ce que son compagnon soit candidat", a répondu l'ancienne figure de la matinale de France Inter. 

Les questions ont fait débat, la députée Les Républicains Virginie Duby-Muller trouvant "désolant de constater en 2026 qu'une femme puisse encore être réduite ou reléguée dans l'ombre de son compagnon". 

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