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"Le moment est au ressaisissement": pour Boris Vallaud, les socialistes ne peuvent pas être les "seuls" à rechercher le compromis sur le budget

Dans une interview accordée au Parisien ce samedi 29 novembre, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Boris Vallaud, a appelé Sébastien Lecornu à se "ressaisir". "Le gouvernement ne peut pas attendre des socialistes ce qu’il n'obtient pas de sa majorité", a-t-il estimé.

Boris Vallaud, à l'Assemblée nationale le 8 septembre 2025

Fanny Rocher & AFP

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Le président du groupe PS à l'Assemblée, Boris Vallaud, a souligné samedi 29 novembre dans une interview au Parisien que les socialistes ne pouvaient pas "être les seuls" à rechercher le compromis sur le budget, appelant le camp gouvernemental au "ressaisissement".

"Le gouvernement ne peut pas attendre des socialistes ce qu’il n'obtient pas de sa majorité", dit le député des Landes, constatant une "grande dispersion des voies et des chemins entre les quatre groupes qui le soutiennent, notamment LR et Horizons".

Cette dispersion s'est encore vue samedi, lors du vote sur la partie recettes du budget de la Sécurité sociale en commission en nouvelle lecture : le groupe des députés LR a voté contre, Horizons s'est abstenu et le MoDem comme les députés Renaissance ont voté pour, selon des sources parlementaires.

Nous ne sommes (...) pas au bout du chemin de compromis et nous ne pouvons pas être les seuls à le rechercher

Boris Vallaud

Le PS, qui rencontrera Sébastien Lecornu à Matignon lundi pour de nouvelles discussions, a bien l'intention de lui demander s'il est "effectivement le chef" de sa majorité relative. "Sébastien Lecornu ne peut pas être simplement observateur du débat parlementaire. Le moment est au ressaisissement. Le gouvernement ne peut pas attendre des socialistes ce qu’il n'obtient pas de sa majorité", tance Boris Vallaud.

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"Nous ne sommes (...) pas au bout du chemin de compromis et nous ne pouvons pas être les seuls à le rechercher", poursuit-il, regrettant aussi l'intransigeance du Sénat. "Personne ne peut se payer le luxe de jouer la politique du pire (...) Tout est encore possible mais tout peut dérailler", met-il en garde.

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Interrogé sur un éventuel recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, auquel le Premier ministre a renoncé à la demande des socialistes, Boris Vallaud répond que cet outil est "dans les mains du Premier ministre". "Je ne suis pas président de l'amicale des constitutionnalistes, je suis président des députés socialistes", a affirmé Boris Vallaud, soulignant que "s’il n’y a pas de compromis, 49.3 ou pas, il n’y aura pas de budget".

L'ancien président de la République François Hollande a publiquement remis sur la table mercredi son utilisation, affirmant qu'il "ne faut jamais se priver d'une disposition constitutionnelle". 

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