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"J'ai encore fait bondir les gamers" : Emmanuel Macron clarifie sa position sur l'interdiction de certains jeux vidéo aux mineurs

Après des réactions vives dans la communauté des gamers, Emmanuel Macron a tenu à clarifier sa position. Dans un long message publié ce samedi 7 février sur X, le président de la République réaffirme son soutien au jeu vidéo et à l’esport français, tout en appelant à un "débat scientifique" sur les effets de certains usages chez les plus jeunes.

Emmanuel Macron, à Dubaï pour la COP28, le 1er décembre 2023

Crédit : SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

Yasmine Boutaba

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Vers une interdiction des jeux vidéo pour les mineurs en France ? Ce vendredi 7 février, Emmanuel Macron a reconnu les incompréhensions suscitées par ses récentes déclarations, notamment sur Brut, à propos des jeux vidéo. Face aux critiques, le chef de l’État a affirmé vouloir “être clair”, estimant que ses propos avaient suscité "beaucoup d'incompréhensions". "J'ai (encore) fait bondir les gamers...", a-t-il écrit.

Le président a rappelé son engagement de longue date en faveur du jeu vidéo et de la pop culture, qu’il a décrit comme une industrie créative, culturelle et créatrice d’emplois. Il a notamment évoqué la mise à l’honneur de l’esport français à l’Élysée, le soutien à la structuration de la filière, ainsi que l’attraction de grands événements internationaux en France. Emmanuel Macron a également cité la décoration des équipes de Sandfall, studio français derrière le carton vidéoludique de l'année Clair Obscur: Expedition 33 et son appui à la création d’une équipe nationale française de jeu vidéo, avec des structures comme Karmine, Vitality ou Gentle Mates.

Tout en réaffirmant sa fierté face aux "pépites françaises" du secteur avec une "influence mondiale", le chef de l’État a posé une question qu’il juge essentielle : celle des effets de certains contenus et usages sur les plus jeunes. Il dit s'être appuyé sur le constat de nombreux parents, évoquant des jeunes qui jouaient jour et nuit, ainsi que l’accès de mineurs à des jeux classés PEGI 18. Pour Emmanuel Macron, ces pratiques soulèvent des enjeux de santé physique, notamment pour la vue, mais aussi de santé mentale et de socialisation. "Quand un jeune ne sort plus du tout car il joue abusivement, bien sûr que cela inquiète et nous devons nous en saisir" a-t-il illustré. 

Pas d’interdiction, mais un travail scientifique "calme et lucide"

Le président a insisté sur un point : il n’a jamais été question d’interdire les jeux vidéo. Ses propos tenus chez Brut, en réponse à la "colère" d'une enseignante après le drame Sanary-sur-Mer survenu le 3 février dernier impliquant un adolescent de 14 ans qui a poignardé sa professeure d'arts plastiques, visaient selon lui à lancer un travail "scientifique et collégial". L’objectif étant de confier à des chercheurs, scientifiques et cliniciens l’évaluation des impacts réels, afin de distinguer faits établis et idées reçues.

Emmanuel Macron a conclu ses propos en appelant à un débat public débarrassé des raccourcis. Il a affirmé qu’il était possible d’aimer le jeu vidéo, d’en "être fier", tout en analysant "sans tabou certaines pratiques et leurs effets". Une position qu’il présente comme un exercice de "responsabilité politique, éducative et sanitaire."

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