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Guerre en Ukraine : face à la Russie, faut-il mener une "guerre" économique ?

INVITÉ RTL - Stéphanie Villers, économiste spécialiste de la zone euro et Bertrand Badie, professeur émérite à Science-po s'interrogent sur la légitimité des sanctions financières envers les oligarques russes.

Vladimir Poutine le 18 février 2022.
Vladimir Poutine le 18 février 2022.
Crédit : Sergei GUNEYEV / Sputnik / AFP
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Yves Calvi - édité par Lison Bourgeois

"Nous allons provoquer l'effondrement de l'économie russe", a estimé mardi 1 mars Bruno Le Maire. Dès le lendemain, le ministre français de l'Économie est revenu sur ses propos. Mais pour Stéphanie Villers, invité au micro de RTL ce mercredi 2 mars, "le monde libéral est la meilleure arme pour contrer la Russie". 

L'économiste spécialiste de la zone euro met en avant l'efficacité de la stratégie qui consiste à empêcher Poutine de vivre avec les mécanismes "de notre économie de marché". De l'autre côté de la table, le professeur émérite à Science-po Bertrand Badie, refuse l'utilisation du mot "guerre économique". 

"Le mot guerre n'est pas approprié parce que la guerre se transforme profondément. Utiliser ce vocabulaire n'est pas exact au sens précis du terme",  avance Bertrand Badie. "La guerre c'est le règlement d'un différent entre états par l'usage de la force. L'économie ce n'est pas la force !"

Le professeur note une évolution de l'utilisation des puissants : "c'est l'instrument économique, plus que l'instrument militaire". "Réintroduire le concept de guerre c'est créer un sentiment de menace et de violences", assure Bertrand Badie.

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"Je crains que Poutine étant dans une rationalité purement politico-militaire, le coût économique global ne soit pas au centre de son cerveau. Il tente de dévaloriser le coût économique par rapport au coût politique que serait celui d'une marche arrière", avance Bertrand Badie. Par ailleurs, le professeur ajoute que la volonté de toucher la population russe est "cruelle". 

Cependant, la cible des oligarques semble être une bonne option puisqu'ils sont dotés de pouvoir et sensibles. "Poutine sait très bien que si ces gens-là le lâchent, c'est très mauvais pour lui", soutient Bertrand Badie.

"Je pense qu'avoir peur d'utiliser le mot "guerre" face à Poutine, c'est tout aussi dangereux", soutient Stéphanie Villers à l'inverse. 

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