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Front national : "Un an après, le spectacle est toujours aussi pathétique", décrypte Alba Ventura

REPLAY / ÉDITO - La saga familiale Le Pen a refait surface avec le fameux rassemblement du 1er mai.

En 2016, Marine Le Pen a inauguré le 1er mai FN nouvelle formule
En 2016, Marine Le Pen a inauguré le 1er mai FN nouvelle formule
Crédit : SIPA / CHAMUSSY
Front national : "Un an après, le spectacle est toujours aussi pathétique", décrypte Alba Ventura
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Alba Ventura & Loïc Farge

Les Le Pen père et fille ont pour la première fois célébré séparément le 1er mai. Chacun de son côté, chacun devant sa statue de Jean d'Arc. Pourtant, on a entendu Jean-Marie Le Pen alerter "contre la désunion du Front national". Comme si Jean-Marie Le Pen, soudain, se préoccupait du rassemblement du Front national. Cela fait quand même plus d'un an que l'on assiste au psychodrame familial des Le Pen. Souvenez-vous l'an dernier, à l'occasion du 1er mai, on avait atteint le point d'orgue. C'était le "psycho show" : le père Le Pen s'incrustant à la tribune alors qu'il n'y était pas invité.

Un an après, le spectacle est toujours aussi pathétique. Jean-Marie le Pen est pathétique. Voir ce monsieur de 87 ans s'accrocher à la politique comme on s'accroche à la vie, continuer de penser que sa fille tire sa légitimité de lui seul, continuer à la défier : il y a un côté pitoyable. Il ne manquerait plus qu'il décide de se présenter en 2017, comme pour nuire jusqu'au bout à sa fille. C'est peu probable évidemment. Alors Jean-Marie Le Pen plante des banderilles tant qu'il le peut.
Ce que l'on a surtout entendu dimanche, c'est Jean-Marie Le Pen prédire que sa fille serait "battue" à la présidentielle et peut-être même "dès le premier tour". Comme si Le Pen père ne pouvait pas supporter que sa fille fasse mieux que lui. Lui qui, en 2002, s'était qualifié pour le second tour.

"Purger le mouvement"

Jean-Marie Le Pen a encore quelques supporters. À Paris, il a réuni quelque 400 personnes devant la statue de Jeanne d'Arc, place des Pyramides, dont des membres de la direction, comme Bruno Gollnisch qui incarne le FN canal historique. Des complices de Jean-Marie Le Pen que certains proches de Marine Le Pen veulent convoquer devant la commission de discipline. Certains parlent même de "purger le mouvement".

Marine Le Pen va-t-elle se comporter comme son père qui, au temps de la scission du FN en 1999, avait voulu "purger" le parti des "mégrétistes" ? Si elle chasse, si elle zigouille, si elle exclut, elle refait exactement ce que son père a fait. Alors qu'elle doit faire la démonstration qu'elle est capable de rassembler. Marine Le Pen qui affiche comme slogan "La France apaisée", qui cherche à passer de 28% (le score réalisé au premier tour des régionales) à 50%, qui tente de séduire jusqu'aux plus de 65 ans (les plus hermétiques à son discours) et qui est décrite dans les enquêtes comme courageuse mais aussi sectaire et agressive, peut-elle tomber dans ce piège ? Son père n'attend que ça. Lui fera-t-elle ce plaisir ?

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Attention, ça déménage. Nathalie Kosciusko-Morizet fait plusieurs propositions pour changer nos institutions. Pêle-mêle, en voici quelques-unes qui sans doute feront débat. Présidentialisation du régime : cela veut dire que le président devient le chef du gouvernement, que le poste de premier ministre est supprimé et que le conjoint du président ne dispose d'aucun statut. Au menu également : les élections législatives se tiennent en même temps que la présidentielle, le Sénat est élu à 100% à la proportionnelle sur une base régionale ou pas plus de trois mandats successifs pour les parlementaires.
Autre mesure : le Conseil économique et social est supprimé. Il devient la chambre des citoyens, qui peut proposer des lois et sera consulté sur les projets de lois relatifs aux libertés. Ce qu'il y a de bien avec la primaire à droite, c'est que ça oblige à brainstromer, à être imaginatif. Parce qu'il faut encore tenir sept mois.

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