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Européennes : Macron dans la tourmente, le parti LR se frotte les mains

Alors que l’exécutif ne s’est pas encore sorti d’une séquence compliquée sur le plan sécuritaire, et à deux jours d’un nouvel "acte" dans les rues où l'enjeu sera de taille, la droite reprend du poil de la bête, tandis que la majorité retient son souffle.

Pauline de Saint-Remy Les Indispensables Pauline De Saint-Rémy
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Européennes : regain d'optimisme dans les rangs des Républicains Crédit Image : AFP / Éric Feferberg | Crédit Média : RTL | Date :
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Pauline de Saint-Remy
Pauline De Saint-Rémy
édité par Joanna Wadel

Du côté des Républicains, qui reprennent des couleurs dans les sondages - notamment à la faveur de l’effondrement de Nicolas Dupont-Aignan - on respirait déjà un peu mieux avant ce week-end. 

Depuis lundi, et alors que les polémiques se succèdent sur la stratégie du gouvernement en matière de maintien de l’ordre, on se frotte même discrètement les mains, "Macron s’était refait la cerise sur la demande d’ordre, ce sujet-là est stratégique pour eux" déclarait mardi, à l’Assemblée, un des dirigeants du parti. L’un de ceux qui pilonnent Christophe Castaner jusqu’à l’appeler désormais à la démission. 

Et de refaire le match ainsi : "Nous, au cœur de la crise des "gilets jaunes", quand le mouvement est devenu violent, on s’est retrouvé en pleine contradiction avec notre soutien, sur le fond, à ce qu’on voyait comme une révolte fiscale. Nos électeurs ont eu un réflexe légitimiste vers le pouvoir, l’ordre, la protection. Puis la situation s’est un peu calmée, la rivière est rentrée dans son lit. Là, on est dans un nouveau cadre depuis dimanche."

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La droite se rassemble avant les européennes

Au-delà de la seule question des violences, tous en sont certains : la sortie du débat sera "compliquée" pour le chef de l’État. "La dynamique est de notre côté" affirmait encore hier en off l’un des principaux ténors du parti, avant d’oser se projeter : "Si on fait plus de 15% (aux européennes), une autre page s’ouvre pour Laurent Wauquiez". Loin des spéculations sur un éventuel putsch contre le président de LR. 

Et si l’homme ne fait pas l’unanimité pour autant, ce regain d’optimisme s’impose même à ceux, nombreux dans le parti, qui voyaient d’un mauvais œil le choix du jeune philosophe François-Xavier Bellamy, comme tête de liste pour les européennes. "Il ne faut pas que la droite apparaisse recroquevillée sur elle-même" continue à marteler la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, à son sujet, avant de concéder : "Il est conservateur, mais il est sincère", "Il répond bien à l’analyse de Laurent Wauquiez qui veut toucher notre socle d’électeurs", croit savoir de son côté Éric Ciotti. 
 
Autre salle, autre ambiance du côté de LREM. "Je me suis fait défoncer dimanche au marché par les électeurs" confie un député en vue, dans une allusion aux images des violences qui avaient fait l'actualité la veille. "On va payer l’addition électorale, c’est sûr", assure t-il ensuite. Les prochains sondages sont attendus avec anxiété, et notamment celui que doit publier le Journal du Dimanche ce weekend.

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Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand ira devant les députés LR, mais aussi communistes et Insoumis, dans 15 jours, pour expliquer les grandes lignes de son projet de réforme du règlement de la Chambre basse du parlement. Une réforme à laquelle il travaille discrètement depuis plusieurs mois

C’est la première fois qu’un président de l’Assemblée nationale se présente ainsi devant un groupe d’opposition. C’est Christian Jacob, le chef de file des députés LR, qui le lui a proposé. Il faut dire que les deux hommes "s’entendent bien". Au menu notamment : la suppression d’une des deux sacro-saintes séances hebdomadaires de questions au gouvernement. Celle qui reste serait plus longue, avec un temps de parole plus important pour l’opposition, et l’instauration d’un "droit de réplique" pour les députés, comme on le trouve au Sénat ou même au Parlement britannique.

Les Conférences régionales ont attiré trop peu de monde le week-end dernier, et notamment très peu de presse. Il faut dire que l’absence de ministres, à la demande des garants du grand débat, y a peut-être contribué. Résultat, ces derniers ont changé d’avis. C’est ce qu’a confié une ministre à Dominique Tenza. Certains membres du gouvernement seront donc envoyés à la rescousse ce week-end.

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2019-03-21 08:44:00
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