2 min de lecture Olivier Mazerolle

Entre "gilets jaunes" et grève du 5 décembre, Macron va jouer les démineurs

La France est divisée en deux, selon l’éditorialiste. Si les "gilets jaunes ne représentent plus l’opinion public", Emmanuel Macron devrait être attentif aux mouvements sociaux du 5 décembre.

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L'Edito d'Olivier Mazerolle du 17 novembre 2019 Crédit Image : Yoan VALAT / POOL / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Olivier Mazerolle édité par Lilas Fournier

Entre la crise des "gilets jaunes" et la menace de grèves du 5 décembre, Emmanuel Macron doit s’afficher comme le démineur de ces situations sociales tendues. Avec la réforme des retraites et la grogne dans les hôpitaux, de nombreuses professions menacent de se mettre en grève. A partir du 5 décembre, la France risque d’être à l’arrêt.

Et bien que les "gilets jaunes" ne "peuvent plus espérer représenter l’opinion public" car ils "ne sont pas structurés, pas nombreux et attirent les casseurs", selon Olivier Mazerolle, les Français observent que "la crise persiste".

Pour l’éditorialiste RTL, cette semaine va être décisive, entre l’annonce d’Edouard Philippe sur les mesures prises pour l’hôpital le 20 novembre et les futures propositions qui seront faites le lendemain aux cheminots sur les retraites par Jean-Paul Delevoye, haut commissaire aux retraites, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat aux transports.

"Il existe deux France qui ne se comprennent pas."

"Sauf surprise, l’apaisement n’est pas à l’ordre du jour. La base veut en découdre et les syndicats ont besoin de la suivre pour retrouver de la crédibilité", analyse le journaliste français. S’il estime qu’Emmanuel Macron "n’est pas en danger", il dénote "une crise morale et politique" dans l’Hexagone.

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"Il existe deux France qui ne vivent pas dans le même monde, qui ne se comprennent pas. Un exemple : le salaire annuel de la présidente de la RATP est déjà de 400.000 euros, primes comprises, et il vient d’être augmenté de 50.000 euros par le gouvernement. Jean-Baptiste Djebbari a expliqué que c’est la norme dans le service public."

Une annonce qu’Olivier Mazerolle juge "inconsciente" et qui pourrait "profiter à l’extrême droite", comme cela s’est déjà produit en Europe. "La France pourrait connaitre la même issue politique et ce, d’autant plus qu’Emmanuel Macron, convaincu de l’emporter, s’ingénie à valoriser Marine Le Pen en lui conférant le statut d’unique challenger", conclut l’éditorialiste marseillais. 

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