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Enquête sur le PNF : "Je ne me venge pas", assure Dupond-Moretti

INVITÉ RTL - Le garde des Sceaux a souligné que l'enquête avait été lancée par sa prédécesseure et qu'il ne comptait pas "étouffer l'affaire".

Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti le 24 septembre 2020 à Pontoise (Île-de-France)
Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti le 24 septembre 2020 à Pontoise (Île-de-France)
Crédit : Alain JOCARD / AFP
Éric Dupont-Moretti est l'invité de RTL Matin du 25 septembre 2020
11:44
Éric Dupont-Moretti était l'invité de RTL Matin du 25 septembre 2020
11:44
Alba Ventura & Coline Daclin

De nombreux magistrats sont très remontés contre leur ministre. Ils ont manifesté jeudi 24 septembre devant le tribunal de Paris pour dénoncer la politique du garde des Sceaux. En particulier, sa mise en cause du Parquet national financier (PNF) et ses critiques contre l'Ecole nationale de la magistrature.

Pour sa part, Éric Dupond-Moretti l'assure : il ne se "venge pas" au travers de l'enquête sur le PNF. Il rappelle que c'est sa prédécesseure, Nicole Belloubet, qui a demandé cette enquête après l'affaire des "fadettes". Des magistrats du PNF avaient épluché les relevés téléphoniques de plusieurs avocats, dont Éric Dupond-Moretti, pour tenter de trouver qui aurait pu informer l'ancien président Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute dans une affaire de corruption.

Désormais ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti soutient que l'enquête a été confiée à des magistrats. "Je ne m'y intéresse pas, je ne prend pas la plume", assure-t-il au micro de RTL.

"Vous me demandez d'étouffer cette affaire ?"

Pour autant, pas question d'abandonner l'enquête. Le rapport rendu par les magistrats souligne selon lui "des longueurs, un manque de rigueur et un manque de loyauté" de la part des trois magistrats du PNF visés par l'enquête. "Les magistrats n'ont même pas voulu répondre à leurs collègues magistrats [...] L'une d'entre elle a d'ailleurs préféré Paris Match", regrette-t-il. 

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"On rend tous des comptes. Ces trois magistrats là ont décidé qu'ils ne voulaient pas rendre des comptes", déclare Éric Dupont-Moretti. "Vous me demandez d'étouffer cette affaire ?", s'insurge-t-il encore.

Alors que certains magistrats dénoncent une "trumpisation du pouvoir", Éric Dupond-Moretti l'assure : "S'il y a un type qui n'est pas populiste, c'est moi".

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