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Élections régionales et départementales : le taux de participation s’élève à 26,72% à 17h

Le premier tour des élections régionales et départementales se déroule ce dimanche 20 juin en France. À 17 heures, le taux de participation était de 26,72% sur l'ensemble du territoire.

Des électeurs dans un bureau de vote (image d'illustration)
Des électeurs dans un bureau de vote (image d'illustration)
Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Quentin Marchal & Félix Roudaut & AFP

Il n'y a pas foule dans les isoloirs. Le faible taux de participation au premier tour des élections régionales et départementales, dimanche 20 juin 2021 à la mi-journée, laisse craindre une abstention record pour un scrutin où le Rassemblement national espère remporter la première région de son histoire. La participation au premier tour s'établit à 26,72% dimanche à 17 heures en France métropolitaine, en chute libre par rapport aux régionales de décembre 2015 (43,01%) et départementales de mars 2015 (42,75%), selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.
Cet effondrement de la mobilisation devrait déboucher sur un record d'abstention pour un premier tour des régionales qui avait atteint son plus haut en 2010 avec 53,67%. Le taux de participation était déjà en baisse à la mi-journée avec un taux de participation de 12,22%. L'abstention s'élèverait à 66,5%, selon un sondage Ipsos/Sopra Steria pour France Télévions, Radio France et la Chaîne parlementaire. Elle serait légèrement plus forte à 68% selon Opinionway pour CNews et pour Ifop Fiducial pour TF1/LCI et s'élèverait à 68,5%, selon Elabe pour BFM/RMC. L'institut Harris pour M6 estime la participation à 31,4%.

Les compétences dévolues aux régions (transports, lycées, formation professionnelle...) et départements (collèges, RSA, aides sociales...) touchent pourtant au plus près à la vie quotidienne des Français. Et les enjeux de ce double scrutin sont pourtant multiples : le RN va-t-il décrocher sa première région ? Quel avenir pour les candidats potentiels à l'Élysée, nombreux à droite ? La majorité limitera-t-elle la casse ? Quelles alliances pour le second tour dimanche 27 juin ?

Plusieurs bureaux fermés à Marseille

Mais, au bout d'une campagne anesthésiée par la crise sanitaire et alors que la vie semble retrouver un semblant de normalité, l'intérêt n'a jamais décollé. Pour ne rien arranger, plusieurs bureaux de vote n'ont pas ouvert dans la matinée à Marseille faute d'assesseurs, une "honte" selon Jean-Luc Mélenchon. Le problème a été résolu à 12h30 selon la mairie. Et de nombreux élus ont regretté les dysfonctionnements constatés dans la distribution de la propagande électorale sur tout le territoire.

Le président de la République Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont voté à l'heure du déjeuner au Touquet dans le Pas-de-Calais, le même département où son adversaire Marine Le Pen a glissé un bulletin dans l'urne à Hénin-Beaumont. Le couple présidentiel a longuement salué la foule après être sorti de l'isoloir.

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La proximité de l'élection présidentielle exacerbe les enjeux de ce scrutin. La sécurité s'est ainsi immiscée parmi les sujets majeurs, alors qu'elle n'est pas une compétence des régions. Deux candidats potentiels de la droite à l'Élysée, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, ont annoncé qu'ils arrêteraient la politique s'ils n'étaient pas réélus dans les Hauts-de-France et en Ile-de-France, contribuant à nationaliser l'échéance.

Les régionales, un tremplin pour Marine Le Pen ?

Le Rassemblement national compte, lui aussi, utiliser ces régionales comme tremplin pour Marine Le Pen, candidate déjà déclarée pour 2022. Favorisé par un scrutin à la proportionnelle, le RN est donné en tête au premier tour dans six régions sur treize, en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), Centre-Val-de-Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et en Bretagne. Dans les sondages, il talonne les présidents sortants dans les Hauts-de-France, Grand Est et en Normandie.

En 2015, l'élan du parti d'extrême droite était déjà fort à l'issue du premier tour. Mais il s'était brisé contre la digue du front républicain, dressée notamment par le sacrifice du Parti socialiste en Paca et dans les Hauts-de-France. Cette fois, les partis traditionnels semblent plus réticents à s'effacer complètement pour les six prochaines années. L'entre-deux tours promet des tractations intenses, jusqu'au dépôt des listes mardi 18h, avec des triangulaires et quadrangulaires à prévoir.

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