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ÉDITO - Éric Zemmour : son plafond de verre… bien plus bas que celui de Marine Le Pen

Éric Zemmour est en hausse dans les sondages mais une majorité de la population française estime qu'il est dangereux.

Marine Le Pen et Eric Zemmour
Marine Le Pen et Eric Zemmour
Crédit : AFP
Éric Zemmour, son plafond de verre... bien plus bas que celui de Marine Le Pen
02:45
Éric Zemmour, son plafond de verre... bien plus bas que celui de Marine Le Pen
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Olivier Bost

Éric Zemmour a lancé son offensive politique avec une phrase assassine à la fin de l’été. "Tout le monde sait que Marine Le Pen ne peut pas gagner". C’est peut-être vrai, mais lui, après tout, peut-il gagner ?

Pour répondre à cette question, il faut se plonger dans la perception qu’ont les Français du dynamiteur de la campagne présidentielle. D’abord, n’en déplaise à ses détracteurs, Éric Zemmour n’est pas seulement un sujet de conversation. Ce n’est pas non plus jusqu’à preuve du contraire une bulle sondagière. Il a des électeurs potentiels, nous les retrouvons de semaine en semaine, quasiment de jour en jour même, au rythme fou des sondages.

Les intentions de vote sont bel et bien là aujourd’hui. La moyenne de tous les instituts de sondage le donne à 16% d’intentions de vote en hausse incontestable. Personne ne peut dire s’il a atteint un sommet puisqu’il n’est même pas encore candidat. En revanche, s’il monte dans les sondages, son image, elle, reste très mauvaise.

C’est l’homme pas encore candidat le plus détesté et de loin

Olivier Bost

Il est le candidat le plus détesté. Une étude Odoxa montre qu’il inspire du rejet à 59% des français. Dans un sondage de l’Ifop, réalisé il y a 15 jours, 7 français sur 10 estiment qu’il n’a pas la stature d’un Président de la République. Pour plus d’un Français sur 2, il est inquiétant, et même, dangereux pour la démocratie.

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C’est l’homme pas encore candidat le plus détesté et de loin. Il a aujourd’hui un plafond de verre bien plus épais et bien plus bas que celui de Marine le Pen. Mais ce rejet est aussi paradoxalement un moteur électoral qui lui attire de nouveaux électeurs.

Cette stratégie a une limite. Le second tour... pour l’instant. Éric Zemmour est dans une logique à 100% de premier tour. Il tente de séduire des électeurs esseulés "de la bourgeoisie patriote aux catégories populaires" comme il le décrit lui-même. Une part non négligeable de ses électeurs potentiels se disent que, même s’il raconte parfois n’importe quoi, ça n’a aucune importance.

Les contre-attaques de ses adversaires politiques, tardives, le travail des médias… Plus rien n’atteint leur candidat. Il se met en place une mécanique à la Donald Trump. Sauf qu’en France, il y a donc un second tour au suffrage universel et qu’à la fin, il faut bien élargir son électorat pour l’emporter.

Si Éric Zemmour a dit que Marine Le Pen ne gagnerait jamais, c’est parce qu’il la trouve nulle… Nous, nous pouvons dire ce matin qu’Éric Zemmour ne gagnera jamais tant qu’il continuera d’effrayer une telle quantité de français.

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