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Coronavirus : le gouvernement acceptera-t-il les critiques d'un reconfinement ?

ÉDITO - Avec un possible troisième confinement à venir, le gouvernement acceptera-t-il les critiques des Français ?

Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Jean Castex lors d’une vidéoconférence avec des représentants du monde sportif au Palais de l’Elysée à Paris le 17 novembre 2020.
Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Jean Castex lors d’une vidéoconférence avec des représentants du monde sportif au Palais de l’Elysée à Paris le 17 novembre 2020.
Crédit : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Coronavirus : le gouvernement acceptera-t-il les critiques d'un reconfinement ?
03:02
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Olivier Bost

Le gouvernement goute assez peu la critique en général. Mais chaque confinement est plus difficile que le précédent, et le probable troisième confinement sera plus critiqué que le précédent. Le moral est en baisse pour les étudiants, pour les jeunes en général, pour les entreprises.

Les débats risquent d’être un peu plus vifs. En général, le gouvernement n'aime pas trop les débats. "L’opposition, on n’en peut plus", a confié un ministre un brin excédé, avant d'ajouter : "J’ai dit à Castex de les taper fort".

Les critiques sont évacuées ou méprisées par le gouvernement. C’est l’experte en opinion, Chloé Morin, qui le relevait ce week-end dans le Figaro. "Lorsque le gouvernement ne veut pas traiter un débat, il dit que c’est une "polémique". Pour appuyer sa démonstration, Chloé Morin reprend tous les événements de la pandémie. Sur les débuts poussifs la vaccination, Jean Castex a parlé de "polémiques stériles qui n’apportent rien"

Sauf que la polémique a bien fait accélérer les choses. Il n’y a pas de pénurie de vaccin non plus et  "il y a trop de centres de vaccination", a expliqué un ministre vendredi. Le gouvernement ne reconnait jamais une seule erreur. Tous ceux qui s’interrogent ou qui critiquent font immédiatement parti des "66 millions de procureurs", dénoncés par Emmanuel Macron jeudi dernier.

Emmanuel Macron a-t-il tort sur le fond et la forme ?

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Sur la forme, Emmanuel Macron n’a pas tort. Nous avons collectivement la critique facile.
Il n’a pas tort non plus parce qu’il profite d’un statut très particulier. C’est le chef en période crise celui vers qui tout le monde se tourne ou se raccroche. Les études d’opinion l’ont confirmé encore la semaine dernière. Malgré les débuts très poussifs de la vaccination,
les cotes de confiance de l’exécutif, c'est-à-dire d'Emmanuel Macron et de Jean Castexsont remontées. Tandis que les cotes de confiance des oppositions ont baissé, et notamment celle de Xavier Bertrand.

Sur le fond, le gouvernement a-t-il tort de rejeter les critiques ?

Le gouvernement a tort de rejeter les critiques parce que cela ne laisse aucune place à une critique qui peut-être objectivement constructive. Quand un maire se mobilise pour avoir des vaccins ce n’est pas forcément pour embêter le gouvernement, ou pour sa réélection dans 5 ans et demi. Il est aussi dans son rôle d’élu tout simplement. 

En rejetant les critiques et en les dénonçant comme des polémiques vaines, cela revient à mettre tout le monde dans le même sac. Les avis modérés se retrouvent au même plan que ceux des extrêmes ou des complotistes. La nuance n’est plus autorisée ni encouragée. Cela revient à réduire le jeu politique à une vaine bataille entre le camp du bien et le camp du mal. Le confinement à venir ne sera pas plus facile, si on considère par avance, qu’on ne peut ni l’interroger, ni le critiquer.

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