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Confinement : quelles mesures sont envisagées pour assurer le droit à l'avortement ?

Le ministre de la Santé Olivier Véran a assuré que des "dispositions" étaient à l'étude pour faciliter l'accès à l'IVG médicamenteuse.

Le ministre de la Santé Olivier Véran et le Premier ministre Edouard Philippe lors des questions au gouvernement le 24 mars
Le ministre de la Santé Olivier Véran et le Premier ministre Edouard Philippe lors des questions au gouvernement le 24 mars Crédit : Jacques Witt / POOL / AFP
Marie Zafimehy
et AFP

"Il est hors de question que l'épidémie de Covid-19 restreigne le droit à l'avortement dans notre pays", a déclaré Olivier Véran lors des questions au gouvernement mercredi 1er avril. Depuis le début de la période de confinement, le nombre de recours à l'IVG a fortement chuté, probablement en raison des mesures de restriction et de la mobilisation du personnel soignant dans le cadre de l'épidémie de Covid-19. Une situation qui inquiète les associations et les professionnels.

Pour remédier au problème, le ministre de la Santé a assuré que des "dispositions" seraient prises "dans les plus brefs délais" pour faciliter l'accès à l'IVG médicamenteuse pendant l'épidémie de coronavirus. Celles-ci "doivent être encouragées, facilitées, tout en garantissant un libre choix" a-t-il détaillé, évoquant notamment une "plus grande utilisation de la téléconsultation, que la première consultation et que la consultation de suivi après prise de la pilule abortive puissent être faites par téléconsultation".

Il a également assuré avoir "entendu la demande des gynécologues de repousser le délai des IVG médicamenteuses de 7 à 9 semaines." "On est sur des questions techniques (...)", a-t-il relevé, tout en assurant : "je n'ai pas d'opposition de principe avec cette mesure". Il a par ailleurs déclaré avoir "demandé à toutes les équipes de maintenir le recours à l'IVG instrumentale".

Un allongement du délai ?

Concernant un éventuel allongement du délai d'IVG par aspiration, réclamé mardi par des professionnels dans une tribune publiée dans Le Monde, le ministre a assuré : "nous sommes en train de regarder". "Il existe une cause d'interruption médicale de grossesse, qui ne répond pas à la question des délais, pour des raisons de détresse psychosociale et la question est de savoir si dans une décision collégiale, une fois que nous serons sortis du confinement, on peut considérer qu'une jeune femme qui n'aurait pas pu aller en consultation pour bénéficier d'un avortement dans les conditions classiques peut répondre à ces conditions de détresse psychosociale", a-t-il dit.

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"Des réponses très claires seront apportées à l'ensemble de ces sujets en lien avec les gynécologues et ma collègue Marlène Schiappa", secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes. La sénatrice PS et ancienne ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol, qui avait interpellé le ministre, a une nouvelle fois regretté que le gouvernement ait émis un avis défavorable à un amendement qu'elle avait déposé pour allonger les délais de recours à l'IVG.

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