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2022 : Le Pen ne veut pas laisser Macron "faire campagne tout seul"

En marge de la rentrée politique du Rassemblement national dans le Var, Marine Le Pen a déclaré que les élections municipales de mars 2020 sont une "marche" à gravir en vue de la présidentielle de 2022.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, pour son discours de rentrée à Hénin Beaumont (Pas-de-Calais) dimanche 8 septembre
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, pour son discours de rentrée à Hénin Beaumont (Pas-de-Calais) dimanche 8 septembre Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP
AFP et Nicolas Scheffer

Marine Le Pen a affirmé samedi à Fréjus dans le Var, où le Rassemblement national fait sa rentrée politique, qu'elle n'entendait "pas laisser" Emmanuel Macron faire campagne pour la présidentielle de 2022 "tout seul". 

Le chef de l'Etat "est déjà en campagne présidentielle, quinquennat oblige", a déclaré la présidente de l'ex-Front national devant quelques journalistes. Les élections municipales, qui sont pour le RN une des "marches" à gravir, avec les départementales et les régionales, pour atteindre celle de la présidentielle en 2022, ne sont toutefois "pas une forme de lancement" de la campagne. "Ce sont des mousquetons qu'on fixe sur la paroi pour grimper jusqu'à l'objectif final", a-t-elle dit.

"Je suis opposée à la PMA telle qu'elle est présentée, a déclaré l'ancienne avocate, mais elle laissera la liberté de vote aux autres députés de son parti alors que le texte de révision de la loi de bioéthique entrera en discussion à partir du 24 septembre à l'Assemblée. Marine Le Pen n'ira pas pour autant manifester contre le projet, le 6 octobre, à l'inverse de sa nièce Marion-Maréchal. 

La cheffe du RN regrette une "approche égalitariste" qui "va entraîner un questionnement sur la gestation pour autrui". Elle affirme que "la société ment en disant [à l'enfant] 'tu es né de deux parents du même sexe' alors que biologiquement, c'est impensable". 

Le débat sur l'immigration, "une tentative électoraliste"

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Marine Le Pen "ne croit pas du tout" qu'Emmanuel Macron en ait terminé avec les "Gilets Jaunes", qui ont encore manifesté samedi 14 septembre à Nantes notamment où 1.800 personnes ont été recensées par la police.

Sur l'immigration, qui sera l'objet d'un débat à l'Assemblée nationale à partir du 30 septembre, la finaliste de la présidentielle en 2017 dit ne pas croire qu'Emmanuel Macron "aura le courage de s'attaquer à l'immigration". Le débat, voulu par le chef de l'Etat "est une tentative électoraliste". Elle déplore que son parti n'ait "pas de temps de parole", malgré 6 députés RN et affiliés, ce qui "discrédite complètement le débat". Elle même affirme ne pas être sûre de s'y rendre.

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