1 min de lecture Justice

Samuel Paty : enquête ouverte après la publication d’une photo de l’enseignant décapité

Le parquet de Paris a ouvert une enquête, dimanche 18 octobre, pour "diffusion d'images de violence" après la publication sur un site néonazi d’une photo du professeur Samuel Paty décapité à Conflans-Sainte-Honorine.

Un Lilloise porte la photo Samuel Paty lors d'un rassemblement le 18 octobre 2020.
Un Lilloise porte la photo Samuel Paty lors d'un rassemblement le 18 octobre 2020. Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AF
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Dimanche 18 octobre, deux jours après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie tué aux abords du collège de Conflans-Sainte-Honorine, le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête visant un site néonazi. En cause : ce dernier a publié la photo du professeur décapité

Ce site extrémiste français, hébergé à l’étranger, a relayé le cliché posté sur Twitter par l'assaillant, Abdoullakh Anzorov, un Russe tchétchène de 18 ans qui a revendiqué son crime.

L'Association française des victimes du terrorisme (AFVT) a ensuite alerté les autorités et a déposé plainte lundi dans la matinée pour "publication incitant au terrorisme ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine", a indiqué son directeur général et porte-parole, Guillaume Denoix de Saint-Marc. "On dépose plainte par respect pour les familles, c'est horrible de voir cette photo sur la toile", a-t-il déclaré. 

Une autre enquête ouverte pour "apologie d'acte de terrorisme"

Le directeur de cette association a par ailleurs précisé que la photographie était accompagnée d'un message de haine. "On a œuvré pour faire disparaître la photo de la tête coupée de tous les réseaux sociaux, ce qu'on a réussi à faire via Pharos (plateforme de signalement de contenus illicites sur internet, ndlr), Twitter et Facebook, mais il reste quelques sites" qui n'ont pas retiré la publication, a-t-il déploré.

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Les policiers de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) sont désormais en charge de l’enquête pour "diffusion d'images de violence". Une autre enquête a été ouverte : une enquête de flagrance pour "apologie d'acte de terrorisme commise par le biais d'un moyen de communication". Elle fait suite au post sur Twitter d'un message se réjouissant de l'attentat contre l'enseignant.

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