1 min de lecture Terrorisme

Procès "Charlie" : le récit glaçant de Lilian, caché sous un évier face aux Kouachi

Lilian, employé dans l'imprimerie où étaient retranchés les frères Kouachi, a raconté comment il a passé plus de 8 heures sous un évier.

Thomas Sotto RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
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Fermeture de l'usine Bridgestone à Béthune : "Les gens ne sont pas des kleenex", fustige Xavier Bert Crédit Image : Christophe Ponzio | Crédit Média : RTL | Date :
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Anne Le Henaff
Anne Le Henaff édité par Ryad Ouslimani

Il travaillait à l’imprimerie de Dammartin-en-Goële le 9 janvier 2015 lorsque les frères Kouachi sont venus s’y retrancher. Lilian a témoigné ce mercredi 16 septembre lors du procès des attentats de Charlie Hebdo. À l’arrivée des terroristes, impossible pour lui de sortir. Mais son patron Michel Catalano a le temps de lui dire de se cacher. 

Alors il trouve un endroit, où il va attendre seul pendant 8 heures et demie, dans le noir. Sous un évier, dans un petit placard en contreplaqué, il est recroquevillé. "J’avais mal partout, les canalisations me rentraient dans le corps. Mon portable n’arrêtait pas de vibrer, je me suis recroquevillé encore plus, pour ne pas que ça résonne trop", raconte Lilian. 

Il sait que si l’un des frères Kouachi le trouve, il le tuera. À la barre, il s’effondre en larmes quand il raconte qu’un des terroristes s’est servi de l’évier. "S’il s’était servi de la serviette accrochée au rebord, ça ouvrait la porte. J’ai eu de la chance qu’il ne se sèche pas les mains", explique-t-il. "J’ai essayé de penser à des choses plus positives, je somnolais", ajoute-t-il. 

Pendant toutes ces heures, il communiquait par SMS avec le GIGN, qui préparait l’assaut. D’une voix à peine audible, il se souvient du retour chez lui, tard le soir : "Lorsque les portes du car de police s’ouvrent, la première chose que je vois c’est un flash de caméra et un journaliste, ça m’a choqué. Tout le monde veut des détails sur la plus grosse épreuve de ma vie. Je suis resté enfermé 4 mois chez moi avec des jeux vidéo. Je vérifie 7 fois chaque soir que la porte est bien fermée. J’ai peur dans les gares, dans le métro, ça fait 5 ans et c’est toujours là", détaille-t-il. 

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