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Migrants : neuf clandestins voyageant en jet privé interpellés à Orly

Neuf passagers "clandestins" qui voyageaient en jet privé depuis la Turquie ont été interpellés, dimanche 13 décembre à l'aéroport parisien d'Orly,

L'avion a remis les gaz à cause des rafales de vent.
L'avion a remis les gaz à cause des rafales de vent.
Crédit : Capture d'écran Twitter
Félix Roudaut
Félix Roudaut

Les forces de l'ordre ont interpellé neuf passagers "clandestins" qui voyageaient en jet privé en provenance de Turquie, dimanche 13 décembre à l'aéroport parisien d'Orly, d’après des sources aéroportuaires qui confirment une information du magazine Le Point. Ces personnes avaient embarqué à bord de l'avion d'une compagnie autrichienne. 

Une enquête a été ouverte par le parquet de Créteil et confiée à la Police aux frontières (PAF) d'Orly. Le Point explique que les investigations portent sur des faits d'aide à l'entrée et au séjour en France de ces neuf voyageurs, qui "ont dû régler une facture minimale de 30.000 euros" pour le trajet. 

Des immigrés en jet privé, "c'est une première", a réagi Didier Leschi, directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Un phénomène qui ne le "surprend pas", toutefois, compte tenu du déclin des flux migratoires et de la "limitation des transports" aériens provoquée par la crise sanitaire. 

Sept immigrés auraient été admis sur le territoire

Les neufs passagers ont expliqué qu'ils étaient Kurdes irakiens et qu'ils ont demandé l'asile à leur arrivée, a précisé à l'AFP Laure Palun, directrice de l'Anafé (Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers). Cette dernière a suivi plusieurs d'entre eux lors de leur placement en zone d'attente, où sont généralement maintenus par la PAF les "non admis" ou les demandeurs d'asile.

Parmi les migrants, figuraient un couple dont une femme enceinte, accompagné d'un mineur de 17 ans. Ils ont expliqué qu'ils fuyaient leur pays : ils ont passé un entretien mercredi avec l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). Jeudi, seules deux de ces neufs personnes étaient encore présentes, explique Laure Palun, "ce qui laisse penser que les sept autres ont été admis sur le territoire au titre de l'asile".

À lire aussi

Selon le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (Ceseda), une entreprise de transport aérien risque une amende d'un montant maximum de 10.000 euros lorsqu'elle débarque sur le territoire français un non ressortissant d'un État de l'Union européenne qui ne détient pas un document de voyage ou un visa. 

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