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Les infos de 6h30 - Saint-Étienne : un patron poursuivi pour "exercice illégal de la médecine"

René Pich, fondateur du groupe SNF, avait commandé des centaines de comprimés de chloroquine, qu'il avait ensuite proposés à ses salariés.

Une photo de la justice équilibrant les balances. (Illustration)
Une photo de la justice équilibrant les balances. (Illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Le journal RTL de 6h30 du 03 juin 2021
07:17
Le journal RTL de 6h30 du 03 juin 2021
07:17
Peggy Liodenot - édité par Florine Boukhelifa

Il pensait agir comme un bon samaritain, mais se retrouve dans le rôle du charlatan. À Saint-Étienne, dans la Loire, le directeur adjoint et fondateur du groupe SNF, leader mondial de traitement de l'eau, est poursuivi pour "exercice illégal de la médecine". Ce chef d'entreprise est jugé pour avoir proposé  des gélules de chloroquine à ses salariés lors du premier confinement. L'homme en avait fait importer des caisses entières depuis l'Inde, en toute illégalité, et affirme avoir voulu répondre à l'inaction du système médical français.

L'affaire remonte au 18 mars 2020, lorsque, dans une note interne, René Pich informe ses salariés qu'il s'est procuré de la chloroquine et qu'ils peuvent, si besoin, en bénéficier. Il va même jusqu'à donner la posologie conseillée à l'époque sur internet par le professeur Didier Raoult.

"Un médicament doit être prescrit par un professionnel", réagit Éric Triplet, secrétaire général du syndicat Chimie Énergie. Ce qu'il a fait "est totalement interdit, illégal", poursuit celui pour qui cet acte s'apparente à "du trafic de drogue" puisque "ce produit actif peut avoir des effets indésirables sur l'organisme".

"Un acte d'altruisme", selon son avocat

Finalement, 900 comprimés seront retrouvés, mais aucun n'aurait été donné aux salariés. L'homme d'affaires est alors inculpé pour "importation de contrebande", "détention de substances vénéneuses" et "exercice illégal de la pharmacie et de la médecine".

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Des chefs d'inculpation contestés par l'avocat de René Pich. "Pour qu'il y ait exercice illégal de la médecine, il faut une prescription et un suivi, ce qui n'est pas le cas dans notre affaire", explique ainsi maître André Buffard. "L'intention est d'essayer d'aider les salariés si certains veulent être traités de cette manière-là, ce qui est d'abord un acte d'altruisme", poursuit le conseil.

Pour appuyer son propos, maître André Buffard met en avant les 500.000 euros dépensés par le chef d'entreprise dans du gel hydroalcoolique, des masques et des blouses. Ce dernier les avait alors fournis, il y a plus d'un an, aux hôpitaux stéphanois.

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