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Les actualités de 22h - Intrusion à la Pitié-Salpêtrière : "C'était le seul endroit ouvert", dit un manifestant

RÉACTION - Au lendemain de l'intrusion de manifestants dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, le mercredi 1er mai, l'un d'entre eux raconte sa version des faits sur RTL.

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RTL Grand Soir Crédit Image : Boris HORVAT / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Sina Mir édité par Sarah Duhieu

Voulaient-ils casser ou se réfugier ? Au lendemain de l'intrusion de manifestants dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, l'interprétation des faits divise. D'après Adrien, un manifestant interviewé par RTL ce jeudi 2 mai, ce n'était "pas du tout une volonté de rentrer dans l'hôpital".

L'intrusion est survenue le mercredi 1er mai, en fin d'après-midi. Des manifestants se sont retrouvés à l’intérieur de l’hôpital et ont tenté de rentrer dans le service de réanimation. Le ministre de l'intérieur, Christophe Castaner, a réagi à chaud. "On a attaqué un hôpital" et "agressé son personnel soignant", a-t-il publié sur Twitter.

Le manifestant Adrien rapporte une autre version. "A un moment, des CRS ont décidé de tirer sur les manifestants à coup de lacrymogène et avec le canon à eau", raconte-t-il. "Donc je m’abrite sous le seul endroit ouvert à ce moment-là : la grille du portail de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière".

Seule issue possible

"Dès que le cordon rentre, les gens se mettent à courir un peu", poursuit-il, "On se met où on peut. Je sais que c'est un hôpital, je me rendais tout à fait compte. Ce n'est pas du tout une volonté de rentrer dans un hôpital, c'est le seul endroit qui était ouvert. De ce que j'ai pu observer, il n'y a pas eu de mise en danger du personnel soignant ni des patients".

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Les manifestants ont pénétré dans l'hôpital par l'entrée arrière. Le portail, forcé dans l'épais nuage de gaz lacrymogènes, porte simplement la marque de l'entrée de la cité universitaire voisine. Elle débouche sur un chemin de ronde, à l'arrière de l'hôpital. C'est là que les policiers sont rentrés, à pied et à moto, de chaque côté pour encercler et évacuer les manifestants.

Dans la cohue, il ne reste que la passerelle métallique de l'issue de secours du service de réanimation. Il n'y a pas d'inscription non plus. Certains manifestants vont l'emprunter pour tenter de fuir. Ils vont alors se retrouver en face du personnel soignant, comme le montre une vidéo diffusée ce jeudi 2 mai sur Facebook.

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