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INVITÉE RTL - Attaque à Paris : "Les patients peuvent être manipulateurs", confie une psychologue

Claire Silvestre Toussaint, psychologue spécialisée dans les questions de radicalisation, était invitée de RTL, lundi 4 décembre. Elle a expliqué comment l'auteur de l'attaque de samedi soir a pu échapper aux contrôles.

Le Pont de Bir-Hakeim côté 16eme arrondissement où s’est terminé l'attaque au couteau, le 2 décembre 2023

Crédit : Nicolas Burnens / RTL

ATTAQUE À PARIS - Claire Silvestre-Toussaint est l'invitée de RTL Midi

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Maxime Levy & Agnès Bonfillon - édité par Caroline Frühauf

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Après l'attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessés à Paris, samedi 2 décembre, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a évoqué un "ratage" dans le suivi psychiatrique de l'assaillant. L'homme de 26 ans avait été soumis à une injonction de soins psychiatriques. 

Condamné en 2018 pour association de malfaiteurs terroristes, il devait réaliser trois ans de sursis et de mise à l'épreuve. En mars 2022, il a arrêté de prendre ses médicaments, en accord avec son médecin. Le dernier rapport établi en avril 2023 n'avait identifié aucune dangerosité psychiatrique. 

L'assaillant affirmait être "déradicalisé" ce qui a pu induire en erreur les professionnels. "On peut évaluer quand même la dangerosité de ses actes [...] mais effectivement les patients peuvent être tout à fait manipulateurs", a expliqué Claire Silvestre Toussaint, psychologue spécialisée dans les questions de radicalisation, invitée de RTL, lundi 4 décembre.

"Il est évident qu'on peut y croire"

"Le psychologue va évaluer avec des indicateurs qui ont été définis en principe [...] le patient, bien sûr, peut tout à fait se montrer sous un autre jour", a-t-elle détaillé. Des questions sont posées pour interroger le rapport à la société, mais aussi à l'enfance. La culture, religieuse ou d'un pays, est, elle aussi, importante.

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Pour prouver qu'il était déradicalisé, Armand Rajabpour-Miyandoab disait qu'il buvait à nouveau de la bière ou qu'il mangeait du porc. "Si la personne se montre convaincante, il est évident qu'on peut y croire", a ajouté la psychologue.

Selon elle, les professionnels ont les moyens de suivre ce type de patientsClaire Silvestre Toussaint a invité à "former les professionnels de la santé mentale" à cette problématique de radicalisation, alors que 30% des radicalisés présentent des problèmes psychiatriques selon le ministre de l'Intérieur.

"Comme tout type de criminels qui passe à l'acte, il y a forcément une bonne part de la population des criminels qui a une problématique psychiatrique", a conclu la psychologue spécialisée dans les questions de radicalisation.

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