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Human Bomb : quelle scène "surréaliste" avec Sarkozy s'est déroulée dans la classe des enfants ?

Le 13 mai 1993, "Human Bomb" prend 21 enfants d’une classe maternelle de Neuilly-sur-Seine en otage. 46 heures interminables qui tiennent la France en haleine.

Un policier dans l'école maternelle de Neuilly-sur-Seine lors de la prise d'otages en mai 1993
Un policier dans l'école maternelle de Neuilly-sur-Seine lors de la prise d'otages en mai 1993
Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP
L'INTÉGRALE - Human Bomb : la scène "surréaliste" dans l'école de Neuilly-sur-Seine
00:35:19
RÉCIT - Human Bomb : le jour de la prise d'otages à Neuilly-sur-Seine
00:02:35
Capucine Trollion
Capucine Trollion

Le 13 mai 1993 laisse un souvenir glaçant puisque des enfants âgés de 2 à 3 ans d'une classe maternelle de Neuilly-sur-Seine se sont retrouvés victimes d'une prise d'otages. 15 enfants sur 21 sont relativement rapidement libérés, au bout de quelques heures, par des parents et par Nicolas Sarkozy. Mais six enfants, leur institutrice Laurence Dreyfus, et une médecin pédiatre qui a été demandée par le preneur d'otages, restent alors prisonniers dans la salle de classe. Vers 2 heures du matin, le preneur d'otages demande une somme d'argent et là, c'est Nicolas Sarkozy qui va le lui apporter et c'est une "scène surréaliste" dans la classe, explique Flavie Flament. 

"C'est une scène surréaliste parce que d'abord il (Human Bomb, ndlr) réclame 100 millions de francs, évidemment c'est impossible, on arrive avec une somme qui est un petit peu moins importante", démarre Laurent Kouchner, réalisateur du documentaire Human Bomb et producteur, au micro de Jour J. 

Nicolas Sarkozy arrive alors avec une mallette remplie de 25 millions de francs. "Et cette somme d'argent, le preneur d'argent exige qu'on la compte et qu'elle est bien exacte. Il faut imaginer à ce moment-là, Nicolas Sarkozy comptant en francs et en devises étrangères, la somme qui est réunie. Il n'y avait pas la somme exigée, par ailleurs", poursuit-il. 

Une mallette d'argent dans une classe maternelle

Ça veut dire que tous les protagonistes de cette prise d'otages se retrouvent sur des tables de petits enfants d'une classe de maternelle à compter des billets et à faire le change, résume Flavie Flament. "Comment ça s'est passé lorsque le preneur d'otages s'est rendu compte qu'il n'avait pas la somme réclamée ?", demande-t-elle à Laurent Kouchner. 

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"Nicolas Sarkozy a dit : 'Vous avez raison, je me suis fait avoir. Je vais aller voir le Gouverneur de la Banque de France qui m'a mis dans cette situation'. Et donc il (Nicolas Sarkozy, ndlr) a tout mis sur le dos du Gouverneur de la Banque de France et il est reparti", commente le journaliste. Et c'est ainsi que le preneur d'otages est "resté calme", conclut Flavie Flament. 

"À partir d'un moment, la somme d'argent demandée n'était plus vraiment la chose importante pour lui (Human Bomb, ndlr). Il fallait donc continuer à découvrir ses véritables motivations. Il réclamait toujours l'argent, toujours les 100 millions, mais c'était devenu moins important", explique Laurent Kouchner. "Il faut savoir que la classe était mise sur écoute depuis la fin de la matinée. Une enquête de police avait lieu pour savoir qui pouvait être cette personne et qui ne donnait d'ailleurs rien (...) et lui ne disait qu'une seule chose : 'Je veux les 100 millions et je ne serais pas pris vivant'."
"Ce qui est assez dingue, c'est que tout se fait dans un cercle finalement très proche. Les parents (des enfants prisonniers, ndlr) ne sont pas si loin, dans un bâtiment à côté. Le RAID est à juste à côté. Il y a des entrées et des sorties des pompiers et des policiers. Seuls les journalistes sont à l'extérieur (...) les parents dorment comme ils peuvent, ils se reposent. Le négociateur du RAID et Nicolas Sarkozy viennent souvent les voir", décrit encore le journaliste. 
 
Tous les jours dans Jour J, de 20h à 21h sur RTL, Flavie Flament vous fait découvrir les grands moments d’actualité qui ont marqué la mémoire collective.

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