2 min de lecture Gilets jaunes

"Gilets jaunes" : elle raconte avoir été rouée de coups par des policiers à Marseille

Maria, 19 ans, a porté plainte contre les forces de l'ordre à Marseille. Au micro de RTL, elle dit avoir été rouée de coups à terre par des policiers le 8 décembre, en marge d'une manifestation des "gilets jaunes".

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Marseille : le témoignage de Maria, molestée par les forces de l'ordre Crédit Image : BORIS HORVAT / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
Etienne Baudu édité par Sarah Duhieu

Elle raconte une scène d'une grande violence. Une jeune femme a porté plainte contre les forces de l'ordre à Marseille, mardi 30 avril, pour "tentative d'homicide" et "violences volontaires". Maria, 19 ans, assure avoir été matraquée et rouée de coups à terre par des policiers le 8 décembre, en marge d'une manifestation des "gilets jaunes". Grièvement blessée, elle témoigne ce vendredi 3 mai au micro de RTL.

Maria explique qu'elle voulait seulement rentrer chez elle pour dîner, avec son copain, et qu'elle ne participait pas à la manifestation. A 19 heures, des échauffourées se poursuivent sur la Canebière, mais la rue où elle se trouve est bouclée par la police. Soudain, un tir, probablement de bombe lacrymogène, la touche.

"Je suis tombée, j'ai voulu me relever et j'ai pris un coup de pied dans la tête", raconte Maria au micro de RTL. "On m'a cassé le crâne. J'ai senti du sang partout sur ma tête. Je me suis repris des coups partout sur le visage et dans les jambes. J'ai aussi senti le coup de matraque dans la bouche, c'est là qu'ils m'ont cassé la dent".

30 points de suture

"Je ne sais même pas combien ils étaient sur moi, je ne voyais même plus autour", poursuit la jeune fille. "Ils sont partis, et ils m'ont laissée comme ça". Sur des vidéos amateur, on distingue nettement une douzaine de policiers. Certains ont leur brassard "police" orange, d'autres non. Certains ont leur équipement professionnel, d'autres sont simplement vêtus de noir, sans aucun signe distinctif.

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Aujourd'hui, cinq mois après les faits, on devine encore sous la chevelure de la jeune fille les 30 points de suture qui lui ont été posés en urgence à l'hôpital, ce soir-là. Le diagnostic est sans appel : traumatisme cranio-facial droit et contusions cérébrales. Maria a passé trois semaines à l'hôpital et n'a pu reprendre son poste de vendeuse que le mois dernier, avec des horaires aménagés.

"Depuis que je suis sortie de l'hôpital, je fais des cauchemars", confie-t-elle. Je me réveille en sanglots toute la nuit. Je déprime, je ne mange pas, je n'ai plus envie de sortir". Maria a pu livrer son témoignage pour la première fois aux enquêteurs de l'IGPN le jeudi 2 mai, pendant cinq heures.

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