2 min de lecture Faits divers

Double meurtre dans les Cévennes : les dernières heures de la traque

Traqué par les gendarmes depuis trois jours dans la forêt cévenole, Valentin Marcone, soupçonné d'avoir commis deux meurtres, s'est rendu ce vendredi 14 mai.

Une patrouille de gendarmerie près du village de Plantiers, où Valentin Marcone a commis un double homicide, mardi 11 mai
Une patrouille de gendarmerie près du village de Plantiers, où Valentin Marcone a commis un double homicide, mardi 11 mai Crédit : CLEMENT MAHOUDEAU / AFP
Gaétan Trillat et AFP

"Excusez-moi, je me rends" : c'est avec ces mots que Valentin Marcone, l'auteur présumé d'un double meurtre dans les Cévennes, a mis un terme à une traque de plus de trois jours, en se rendant vendredi 14 mai dans la soirée aux gendarmes, dans le village des Plantiers (Gard). Le jeune homme de 29 ans, "extrêmement affaibli et hagard", a été placé en garde à vue pour assassinats. Il est soupçonné d'avoir abattu sur son lieu de travail son patron et un de ses collègues, mardi 11 mai.

"Je pense qu'il s'est rendu de guerre lasse", a déclaré le général Arnaud Browaeys, commandant de la zone de défense et de sécurité sud lors d'une conférence de presse dans le village voisin de Saumane. "Nous avions un ratissage en cours par le GIGN (unités d'élite de la gendarmerie), sentant cette équipe s'approcher, il a quitté sa cache en direction de son domicile" et s'est rendu à la première patrouille qu'il a rencontrée, vers 19h15, aux abords de l'église de Saint-Marcel de Fontfouillouse, dans la zone de recherche.

350 gendarmes, drones et hélicoptères

"Il a été retrouvé à très faible distance de son domicile (...) pris dans un étau entre une patrouille du GIGN, une équipe cynophile et de gendarmes départementaux qui ont procédé à son interpellation", a décrit le procureur de la République de Nîmes Eric Maurel. "Lorsqu'il s'est rendu, il n'avait plus d'arme" mais "on sait qu'il en manquait deux à l'inventaire" fait à son domicile, a également indiqué Arnaud Browaeys, précisant que le fugitif n'avait pas non plus de nourriture. "Il était en tenue complète de camouflage. Il était terré", a indiqué à l'AFP une autre source proche de l'enquête.

Un peu plus tôt dans la soirée, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, avait annoncé la reddition de Valentin Marcone dans un tweet, félicitant "les agents de l'Etat pour leur mobilisation exceptionnelle". Plus de 350 gendarmes aidés d'hélicoptères, de drones et de chiens, notamment des Saint-Hubert connus pour leur exceptionnelles capacités olfactives, étaient à sa recherche, quadrillant cette région des Cévennes escarpée et isolée.

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La veille le père de Valentin Marcone, Frédéric avait lancé un vibrant message audio à son fils pour qu'il se rende: "Il n'y aura pas feu si tu te rends maintenant, mon fils, fais moi confiance". "Valentin, c'est papa, je t'aime, on t'aime, (...), avait-il ajouté. Solitaire, tireur sportif, Valentin Marcone n'est "pas un adepte de l'idéologie survivaliste, pas plus qu'un paramilitaire", selon le procureur de Nîmes Eric Maurel.

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