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Chevaux mutilés : "On ne dort pas", assure la propriétaire d'un poney mutilé

INVITÉE RTL - Roxane Harir, propriétaire d’un poney mutilé en Côtes d'Or, fait des veilles avec ses chevaux la nuit, de peur d'une nouvelle agression.

Julien Sellier L'invité de RTL Petit Matin Julien Sellier
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Chevaux mutilés : "On ne dort pas", assure la propriétaire d'un poney mutilé Crédit Image : ADRIAN DENNIS / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Julien Sellier et Coline Daclin

C'est un mystère depuis quelques semaines. Une trentaine de chevaux ont été mutilés ou tués en France, 150 enquêtes ont été ouvertes dans plus de la moitié des départements. Quatre attaques ont encore eu lieu ces derniers jours en Côte d'Or, dans le Cantal et en région parisienne. 

Lundi 7 septembre, une toute première arrestation a eu lieu. Un homme a été interpellé en Alsace. Les enquêteurs restent très prudents mais il correspondrait au portrait robot diffusé fin août. Un propriétaire avait alors surpris des agresseurs chez lui dans l'Yonne. 

Chez les propriétaires de chevaux, c'est la psychose. "On ne dort pas", assure Roxane Harir, thérapeute animalière et propriétaire d’un poney retrouvé mutilé le 16 août à Ploumilliau (Côtes-d'Armor). "On veille la nuit avec nos chevaux mon compagnon et moi", précise-t-elle au micro de RTL, en racontant comment ils se séparent la nuit en deux pour surveiller leurs animaux.

"Presque du chirurgical"

Elle explique qu'elle a retrouvé un de ses poneys le 16 août au matin "avec une entaille de 10 cm environ sous l'oreille". "C'est presque du chirurgical, c'est très très net", précise Roxane Harir. Pour elle, pas de doute, l'entaille a été faite par "un couteau ou un scalpel".

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Alors que de nombreuses pistes sont évoquées, dont celles d'éventuels rituels sectaires ou sataniques, la propriétaire de chevaux souligne son "désarroi" face à des actes "totalement incompréhensibles". 

Elle regrette également le manque de gendarmes dans son secteur des Côtes-d'Armor. "Il peuvent mettre jusqu'à 40 minutes pour venir", assure-t-elle. Pour autant, Roxane Harir rappelle qu'en cas d'attaque, les propriétaires ne doivent pas intervenir eux-mêmes car cela risquerait de les mettre en danger.

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