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Chevaux mutilés : où en est l'enquête ?

ÉCLAIRAGE - En 2020, 34 actes de cruauté envers les chevaux ont été recensés selon le service central du renseignement territorial. Un premier suspect a été interpellé le lundi 7 septembre dans le Haut-Rhin.

Depuis plusieurs semaines, de nombreux chevaux ont été retrouvés mystérieusement morts
Depuis plusieurs semaines, de nombreux chevaux ont été retrouvés mystérieusement morts Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP
Nicolas Barreiro

Une première interpellation dans l'affaire des chevaux mutilés a eu lieu ce lundi 7 septembre dans le Haut-Rhin. L'individu a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête concernant des sévices infligés à un cheval et deux poneys dans l'Yonne.

Le suspect d'une cinquantaine d'années a été reconnu par un gendarme grâce au portrait-robot diffusé le 27 août. Celui-ci a déjà été entendu pour des affaires du mutilation d'animaux, en plus d'être déjà connu des services de police pour des faits de trafic de stupéfiants.
Ces cas de cruauté envers des chevaux font partie de la trentaine qui ont été recensés en 2020. En Moselle, Vendée, Saône-et-Loire, Loire, Côtes-d'Armor, Finistère, Allier, Bouches-du-Rhône... Les mutilations de chevaux deviennent un phénomène de plus en plus fréquent à travers la France.

5 cas en une seule journée

Dans la seule journée du lundi 24 août, 5 nouveaux cas ont été découverts. Toutes ces atrocités semblent liées, elles ont pour points communs des oreilles découpées, des organes génitaux mutilés et des lacérations à l'aide d'objets tranchants.

En revanche concernant le type d'animal victime de ces actes varie, il peut tant s'agir d'une jument comme d'un pur sang ou d'un poney. Les auteurs ne font pas de distinction à ce sujet.

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Les causes des décès de ces équidés sont également multiples. Dans une note du service central du renseignement territorial (SCRT) dévoilée par le Parisien, il est expliqué que des traces d'empoisonnement ante mortem ont été découvertes sur des cadavres de chevaux entre le 23 et le 24 août, dans le Jura, les Deux-Sèvres et les Yvelines.

"Le mode opératoire augure d'une connaissance particulière des équidés, de l'utilisation d'une arme blanche de taille importante, avec des individus d'une force physique certaine", évoque la note du SCRT.

Comment l'expliquer ?

De nombreuses thèses sont étudiées par les autorités afin d'établir le mobile de ces cruautés contre les chevaux. Rites satanistes, challenge lugubre sur Internet, voire propriétaires qui cherchent à bénéficier d'indemnités par leur assurance, aucun piste n'est pour l'instant écartée.

Une chose est sure en revanche, 20 à 25% des cas recensés sont de nature humaine. L'action d'animaux sauvages charognards est également envisagée pour expliquer certaines mutilations.

Ce phénomène prend des proportions importantes. Le dernier cas en date remonte à la nuit de samedi à dimanche 6 septembre, deux individus ont été repérés dans un champ après avoir blessé un cheval en Côte-d'Or. 

Des moyens exceptionnels ont été mobilisés par la gendarmerie, 40 hommes secondés par un hélicoptère et une équipe cynophile. Preuve que les autorités prennent au sérieux cette affaire, toujours entourée de nombreux mystères.

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