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Présidentielle américaine : en perte de vitesse, Donald Trump durcit le ton

À l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, le président sortant accuse un retard dans les sondages. Il a multiplié les insultes et les attaques.

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Présidentielle américaine : en perte de vitesse, Donald Trump durcit le ton Crédit Image : Brendan Smialowski / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Philippe Corbé
Philippe Corbé
édité par Venantia Petillault

Si on se fie aux sondages, Trump est en grande difficulté. S’il continue comme ça il va perdre, donc il doit changer au plus vite la trajectoire de la campagne 

Deux chemins s’offrent à lui. Soit il s’adresse à l’électorat modéré, notamment des gens qui ont voté pour lui il y a 4 ans et qui sont déçus. Il pourrait notamment insister sur son bilan économique. C’est ce chemin là que beaucoup de républicains aimeraient qu’il prenne.

Mais Donald Trump fait un choix inverse, il pense qu’il doit d’abord s’adresser à sa base. Il se fie à son instinct. C’est comme ça qu’il a gagné en 2016, c’est comme ça qu’il a gouverné, en s’adressant d’abord à son socle électoral, solide, autour de 40%. Et donc il pense que c’est en électrisant sa base, en lui faisant plaisir, qu’il va entraîner une mobilisation dans les urnes. Et c’est pour cela qu’il durcit le ton.


Il y a plusieurs exemples ces derniers jours, mais en voici un qui date de samedi. Il était dans l’un des états clés, le Michigan, où il a gagné de 10.000 voix en 2016, l’un des 3 états qui lui ont permis d’arracher la victoire. Il y a une gouverneure, Gretchen Whitmer, démocrate, Biden a envisagé de la prendre comme colistière. Le président Trump en fait une tête de turc depuis le début de la pandémie, car elle a pris des mesures de restrictions assez strictes. Donc au printemps il avait appelé sur Twitter à faire "libérer" le Michigan. Des activistes armés étaient entrés dans le Capitole de l’état. Et il y a 10 jours le FBI a arrêté plusieurs membre d’un milice d’extrême droite, inculpés pour terrorisme et complot. Ils voulaient prendre en otage la gouverneure

Une énième polémique

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Et bien que fait Donald Trump, samedi, lors ce cette réunion publique dans le Michigan ? Il attaque la gouverneure, la traite de "dictateur", et là la foule crie  "Lock her up, lock her up", enfermez la, enfermez la. C’était déjà le cri anti Clinton dans les meetings Trump en 2016.
Le président laisse la foule crier, puis dit au micro "enfermez les tous". On a entendu les mêmes cris il y a quelques heures dans la foule d’un autre réunion publique dans le Nevada. On peut parier qu’on va l’entendre à chaque meeting jusqu’à l’élection.


Cela déclenche une polémique car le camp Biden accuse de Trump d’alimenter la haine.
Le camp Trump répond que ce n’était pas une menace du président, mais qu’il voulait juste faire plaisir à ses partisans, que c’était amusant. Au fond ce n’est pas cette énième polémique qui est importante, mais la question qu’elle pose : est-ce que déclencher ce type de controverses à deux semaines de l’élection, qui font la une des journaux télévisés, est-ce que c’est le meilleur moyen de rattraper son retard ?

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