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Présidentielle américaine : Donald Trump, un mandat rythmé par les fake news

L’Amérique va voter pour élire son prochain président, l'occasion de revenir sur le bilan de Donald Trump en terme de fake news.

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Présidentielle américaine : Donald Trump, un mandat rythmé par les fake news Crédit Image : JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par William Vuillez

Le terme de "fake news", fausses informations, a été popularisé par Donald Trump et repris par les médias français lors de la campagne présidentielle en 2016. "Qu’importe ce que je dis à partir du moment où l’on en parle", telle pourrait être la manière de communiquer de Donald Trump. L’homme d’affaires était déjà coutumier de la fake news avant son élection, mais le fait d’être élu chef de la première puissance mondiale lui a donné un écho considérable.

Le ton est donné dès le jour de son investiture. Les médias américains diffusent alors des photos montrant qu’il y avait moins de monde à Washington ce jour-là, que lors de l’investiture de Barack Obama en 2009. Plus d’un million pour le Démocrate, moins de 900.000 pour le Républicain : fake news pour Trump et son entourage. Les photos donneront raison aux journalistes mais une porte-parole de la Maison-Blanche explique qu’il est possible de présenter des faits alternatifs. La 4e dimension devient réalité. 

En août 2018, soit un an après son élection à la Maison-Blanche, le Washington Post avait compilé les fausses informations du président américain et était arrivé au chiffre dantesque de 4.229 fake news de la part de Donald Trump depuis son investiture, soit 7 contre-vérités et mensonge par jour, difficile à battre…

Twitter, tremplin à fake news

Impossible de référencer les contre-vérités de l’actuel président américain tant elles sont nombreuses, diffusée au monde grâce à Twitter. Quand Trump parle d’invasion à propos des immigrés ou quand il parle de l’enquête le concernant sur une éventuelle collusion entre son équipe de campagne et la Russie, Trump évoque "la plus grande chasse aux sorcières de l’histoire politique américaine", balayant d’un revers de main le maccarthysme des années 50, où des milliers d’Américains furent victimes d’une paranoïa anti-communiste. 

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D’ailleurs, Donald Trump a quelques soucis avec l’Histoire, puisque le 10 août dernier, il tentait une comparaison entre la Covid-19 et la grippe espagnole, disant que cette dernière s’était répandue en 1917 et avait probablement mis fin à la Second Guerre mondiale. Manqué, c’était en 1918 juste à la fin de la Première Guerre mondiale.

La pandémie a accéléré les fake news

Des chercheurs de l'université de Cornell aux États-Unis, ont mené la première étude sur la désinformation dans les médias à l'heure du coronavirus, publiée jeudi 1er octobre. Selon eux, les propos de Donald Trump sont à l'origine de 37,9 % des articles véhiculant (à dessein ou involontairement) des rumeurs infondées sur la maladie.

Utiliser des UV ou s’injecter du désinfectant pour lutter contre le coronavirus, promesse d’un vaccin pour début novembre, Trump s’est déchainé depuis le début de la pandémie. Des intox politiques pour montrer qu’il est à la barre, que c’est moins grave qu’il n’y parait. Depuis 4 ans, Donald Trump a institutionnalisé les fake news, un parallèle à la vérité, chacun choisit la manière dont il rentre dans l’Histoire. 

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