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"Je suis perdue" : privée d'électricité, de lumière et de réseau, Estefania raconte son quotidien chamboulé au Venezuela

Ce dimanche 4 janvier 2026, les habitants de Caracas continuent de faire la queue devant les supermarchés pour faire des réserves, ne sachant pas de quoi demain sera fait.

Des personnes marchent dans les rues de Caracas (Venezuela) ce dimanche 4 janvier 2026.

Crédit : Federico PARRA / AFP

"Je suis perdue" : l'incertitude des habitants de Caracas après la capture de Nicolas Maduro

00:04:06

Sarah Khelifi & Chloé Berry

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Au lendemain de la capture du président Nicolás Maduro et des frappes américaines sur Caracas, l'incertitude s'est emparée des Vénézuéliens. Qu'ils soient partisans du très contesté homme politique ou parmi ses opposants, ils sont inquiets pour l'avenir de leur pays. 

D'après notre reporter sur place, les habitants de la capitale continuent de faire la queue devant les supermarchés pour faire des réserves, ne sachant pas de quoi demain sera fait, et surtout s'ils pourront reprendre le cours de leur vie. 

Depuis près de 48 heures, Estephania mène tout sauf une vie normale. La jeune femme de 21 ans habite Caracas, à quelques encablures à peine des zones de bombardements américains. Privée d'électricité, de lumière et de réseau, elle recharge son téléphone sur un générateur. "Il n'y a plus de réseau donc je ne peux plus communiquer avec personne", décrit-elle sur notre antenne. 

Pour RTL, elle raconte ce quotidien plus vraiment comme les autres, entre espoir et inquiétudes pour l'avenir. 

Delcy Rodríguez, "absolument personne ne l'aime dans le pays"

"Je suis perdue. Comme j'ai 21 ans, ce régime, c'est tout ce que j'ai connu pendant la plupart de ma vie. J'ai toujours espéré ce moment où Nicolás Maduro disparaîtrait", raconte la jeune femme, qui se dit tout de même "tiraillée". "D'un côté, je ne suis pas fan de ce que les États-Unis ont fait, mais d'un autre, je suis heureuse que les Américains aident à faire la transition pendant un temps court". Estefania rêve d'une intervention américaine d'un mois qui aurait comme objectif de mettre en place des élections démocratiques.

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Quant à l'ancienne vice-présidente Delcy Rodríguez, reconnue comme présidente intérimaire par l'armée, Estefania n'a pas de raisons d'être plus optimiste. "Absolument personne ne l'aime dans le pays. Elle a la même image publique que Maduro, voire pire", décrit-elle. "Ils vont toujours essayer de créer des situations qui servent leurs propres intérêts plutôt que les intérêts du peuple."

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00:01:14

Selon notre correspondante sur place, la vie semblait reprendre peu à peu son cours à Caracas. Ce dimanche 4 janvier, les passants osaient sortir de chez eux, alors que la veille, ils étaient terrés dans leurs appartements. Il est fortement possible que finalement, ce lundi, les gens retournent travailler en ce jour de rentrée.

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