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Le président Donald Trump s'adresse à la presse à bord d'Air Force One, en route vers Washington, DC, le 30 novembre 2025.
Crédit : Pete Marovich / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Les États-Unis sont déterminés à prendre les commandes du Venezuela. Quelques heures plus tard, la vice-présidente Delcy Rodriguez, s'est vu confier l'intérim du pouvoir par la Cour suprême vénézuélienne.
Mais dès sa prise de parole, elle a pris ses distances avec Donald Trump. La femme âgée de 56 ans a demandé la libération de Nicolás Maduro, et a rappelé à plusieurs reprises qu'il était le seul dirigeant légitime du Venezuela.
Dès hier soir, Donald Trump a désavoué l'opposition vénézuélienne, notamment María Corina Machado, cheffe de l'opposition au Venezuela et prix Nobel de la paix 2025 :
"Je pense qu'il lui serait très difficile d'être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays. C'est une femme très gentille, mais elle n'inspire pas le respect", a fustigé Donald Trump.
De son côté, María Corina Machado appelle le candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo González Urrutia, en exil en Espagne, à assumer immédiatement la présidence du Venezuela.
Nicolás Maduro est arrivé dans l'état de New York samedi 3 janvier. Des images de l'AFP le montrent sortant d'un avion sous escorte dans un aéroport du nord de New York. Il est arrivé à Manhattan par hélicoptère où l'attendait un important convoi policier. La Maison-Blanche a également diffusé des images de l'ancien président vénézuélien entouré de policiers de l'agence antidrogue américaine.
Il a rejoint une prison de Brooklyn, le Metropolitan Detention Center, selon plusieurs médias américains. Le président vénézuélien doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York pour répondre de narcoterrorisme et d'importation de cocaïne aux États-Unis.
Donald Trump justifie l'opération militaire et l'arrestation de Nicolás Maduro par ces deux accusations. Le président américain dit viser les drogues qui "tuent les Américains". Or, la plupart des overdoses aux États-Unis sont dues au fentanyl produit presque entièrement au Mexique.
Les experts estiment que le Venezuela n'est pas un important producteur de drogues et le décrivent même comme un pays de transit mineur pour la cocaïne, dont la majeure partie est destinée à l'Europe.
Nos compagnies pétrolières vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées et commencer à générer des revenus pour le pays
Donald Trump
Depuis des mois, Donald Trump s'intéresse au Venezuela, car elle représente la plus grande réserve de pétrole au monde. Washington ne cache pas son appétit pour l'or noir :
"Nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures pétrolières gravement endommagées et commencer à générer des revenus pour le pays".
Les experts avancent deux autres raisons. Ce pétrole est utilisé par les Chinois et les Russes. En mettant la main sur ce pétrole, Donald Trump court-circuite la coopération énergétique entre Caracas et ses deux alliés.
"Les gens ont peur" : une Vénézuélienne en exil est inquiète pour sa famille
RTL Matin Week-end
Découvrir l'émissionPlus de huit millions de Vénézuéliens ont fui le pays ces dernières années face à la pauvreté et la répression de Nicolás Maduro. Cette vaste communauté en exil célèbre la chute du président et espère des jours meilleurs pour leur pays et leur famille.
Au micro de RTL, une Vénézuélienne, réfugiée depuis sept ans en Argentine, s'inquiète pour sa famille : "Donald Trump a dit qu'il pourrait y avoir une nouvelle attaque. Il y a beaucoup d'incertitudes. Beaucoup de gens font la queue pour acheter de la nourriture, des vivres, des médicaments, de l'essence pour les voitures".
"Personne ne sait ce qui va réellement se passer dans les prochains jours. Hier, c'était le premier jour de quelque chose qui peut durer un mois, des semaines, deux mois...", rapporte-elle auprès de RTL.
Elle ajoute : "Il y a beaucoup de peur. On ne sait pas s'il y aura des foyers de résistance, des pillages ou des affrontements. Pour l'instant, ça reste calme, mais les gens ont peur".
Les Vénézuéliens s'inquiètent de la réaction des groupes paramilitaires proches de Nicolás Maduro. S'ils ne sont pas encore visibles en nombre dans les rues de Caracas, ils pourraient semer la terreur et profiter d'une situation instable. Que ce soit les soutiens de Nicolás Maduro ou l'opposition, personne n'ose manifester pour le moment.
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