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Invasion du Capitole : qui est Eugène Goodman, policier devenu un héros ?

Eugène Goodman, c'est le nom de ce policier qui s'est retrouvé seul face à une dizaine de manifestants lors de l'invasion du Capitole mercredi 6 janvier. Grâce à son sang-froid, un carnage a sûrement été évité.

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Invasion du Capitole : qui est Eugène Goodman, policier devenu un héros ? Crédit Image : SAMUEL CORUM / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Lionel Gendron édité par Marie Gingault

Aux États-Unis, les deux procédures pour destituer Donald Trump sont lancées depuis hier. On en saura sans doute un peu plus ces prochaines heures. En outre, le FBI a publié une alerte : il y aurait des projets d’attaques armées dans les 50 États du pays. Mais revenons sur un acte héroïque qui s'est déroulé pendant l’assaut du Capitole, mercredi dernier.

Parmi les nombreuses vidéos, vous avez forcément vu celle-ci : un policier, seul, face à une douzaine de manifestants hostiles, avec en première ligne un barbu, costaud, qui porte un t-shirt QAnon (une secte complotiste). Le policier est seul, il tente de les repousser avant de finalement reculer. Au premier visionnage on ne voit qu’un policier obligé de battre en retraite. En réalité, ce dernier a peut-être évité un carnage

En effet, Eugène Goodman, c’est son nom, tout en reculant, informe ses collègues sur la progression des assaillants, via sa radio. Lorsqu'il arrive en haut des escaliers, il jette un œil vers la gauche et voit que l’accès est dangereusement libre, puisqu'il n’y a pas de policiers. Or à quelques mètres se trouve la chambre du Sénat, avec à l'intérieur tous les sénateurs ainsi que des policiers armés, prêts à ouvrir le feu. Ils n’auraient sans doute pas laissé les assaillants entrer dans la salle. 

Quand Eugène Goodman voit que l’accès à la chambre du Sénat est dégagé, il donne alors un petit coup au costaud barbu, avant de bifurquer vers la droite. En fait, il l'attire vers la droite et conduit les assaillants vers une autre pièce où il savait que des renforts arriveraient. Le courage et le sang-froid de ce policier, vétérans de l’armée, est salué depuis ce week-end.

Deux policiers suspendus, une douzaine font l'objet d'une enquête

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On comprend l’acte courageux de ce policier seul avec sa matraque, mais cette vidéo en dit aussi beaucoup sur le dénuement dans lequel se sont retrouvés les policiers. Une autre vidéo l’illustre. Des images qui ont choqué les Américains. On y voit un officier de la ville de Washington, attrapé par les pieds et traîné au milieu de la foule en furie. Des hommes le frappent avec leurs poings, des barres de fer, ou le manche d’un drapeau américain au cri de "USA USA". On ne voit pas la suite, mais le policier s’en sortira.

Il ne s’agissait pas, contrairement à ce qui a été dit dans un premier temps, de Brian Sicknick, tué ce jour-là d’un coup d’extincteur à la tête. Toujours concernant les policiers, mais cette fois fois avec une information embarrassante : au moins deux membres de la police du Capitole ont été suspendus. Une douzaine d'autres font l’objet d’une enquête. 

Celle-ci concerne leur implication ou leur comportement étrange lors de l’assaut. Sur une vidéo, on voit par exemple deux policiers abandonner étrangement leur poste devant l’une des portes à l’intérieur du bâtiment. Complicité active ou comportement de complaisance ? C’est ce que les enquêteurs veulent savoir.

Des menaces pour l'investiture de Joe Biden

De leur côté, les enquêteurs du FBI sont très inquiets avant l’investiture de Joe Biden. Ils ont intercepté des échanges inquiétants, où est évoquée l'attaque du Capitole fédéral à Washington, mais aussi de chaque Capitole des 50 États, sous couvert de protestations. Des attaques armées qui débuteraient samedi, jusqu’au 20 janvier, soit le jour de l’investiture de Joe Biden.

Par ailleurs, les partisans jusqu’au-boutistes de Donald Trump promettent des soulèvements si le 25ème amendement était adopté. C’est-à-dire si le président était démis de ses fonctions par le gouvernement et par le vice-président, Mike Pence. Dans son rapport, le FBI évoque également des menaces envers Joe Biden et Kamal Harris. Joe Biden qui a déclaré qu'il n'avait pas peur d'être investi en public. 

En outre, la maire de Washington demande aux Américains de ne pas se déplacer le 20 janvier. De leur côté, tous les États renforcent leur dispositif de sécurité.

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