2 min de lecture Coronavirus

Grande-Bretagne : pourquoi Boris Johnson veut mettre les Britanniques au régime

ÉCLAIRAGE - Au Royaume-Uni, près des deux tiers (63%) des adultes sont au-dessus d'un poids considéré comme sain, avec 36% en surpoids et 28% en obésité. Le surpoids est un facteur aggravant du coronavirus.

>
Grande-Bretagne : Boris Johnson veut mettre les Britanniques au régime Crédit Image : Jeremy Selwyn / POOL / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

Boris Johnson veut mettre les Britanniques au régime sec. Littéralement. Le gouvernement britannique a annoncé lundi 27 juillet un grand plan de lutte contre le surpoids au Royaume-Uni et prévoyant en autres l'interdiction de la pub pour la malbouffe, le détail des menus caloriques ou encore la prescription médicale pour faire du vélo.  

Une étude pointe en effet du doigt que l'obésité est facteur aggravant du nouveau coronavirus. "Nous savons que l'obésité accroît le risque de maladies grave et de mourir du coronavirus, c'est donc vital que nous prenions des mesures pour améliorer la santé de notre nation et protéger le NHS" (le service santé publique britannique), a déclaré lundi le ministre de la Santé Matt Hancock dans un communiqué.

La campagne "En meilleure santé", lancée par les autorités sanitaires britanniques "invitera les gens à adopter un mode de vie plus sain et à perdre du poids s'ils en ont besoin", a détaillé dans un communiqué l'institution qui veut lutter contre "la bombe à retardement qu'est l'obésité".

Pubs pour la malbouffe interdites

Parmi les mesures annoncées lundi figurent l'interdiction à la télévision et en ligne de la publicité pour de la malbouffe avant 21h, "quand les enfants sont les plus susceptibles d'y être exposés", ainsi que l'obligation pour les restaurants et les chaînes à emporter de plus de 250 employés de rendre public le nombre de calories dans leurs menus.

À lire aussi
Des plants séchés d'Artemisia, une plante utilisée pour lutter contre le paludisme en Afrique Afrique
Covid-19 : l'OMS encourage la recherche sur les médecines naturelles en Afrique

Les supermarchés devront par ailleurs mettre fin aux promotions sur la malbouffe et auront "l'interdiction de placer ces articles aux emplacements clefs de leurs magasins, comme devant les caisses ou à l'entrée". "Quand vous faîtes vos courses, il est juste d'avoir accès aux bonnes informations sur la nourriture que vous mangez, pour aider les gens à prendre les bonnes décisions", a jugé Matt Hancock.

Le vélo recommandé

Outre une expansion des branches du NHS consacrées à la perte de poids, les médecins généralistes seront aussi "encouragés à prescrire de l'exercice" physique à leurs patients.

Selon une source de Downing street citée par l'agence britannique de presse PA, cela pourrait prendre la forme de projets pilotes dans les quartiers en mauvaise santé, où les médecins pourront "prescrire des sessions de vélo", qui seront facilitées par l'apport de matériel et la création de pistes cyclables séparées.

Ce plan a été rendu public après qu'une étude de PHE a révélé samedi que les personnes obèses présentaient 40% de risques supplémentaires de mourir du nouveau coronavirus.

Virage à 180 degrés

Il marque un virage à 180 degrés pour le Premier ministre Boris Johnson, qui s'était auparavant déclaré contre les "taxes sur nos péchés" et une approche "maternisante" de l'État. Lui-même avait dû être hospitalisé au printemps en soins intensifs après avoir contracté le Covid-19, imputant plusieurs fois la sévérité de ses symptômes entre autres à son poids.

"Perdre du poids est difficile, mais avec quelques petits changements, nous pouvons tous nous sentir plus minces et en bonne santé", a déclaré Boris Johnson, estimant que cela permettrait de "se protéger du coronavirus" et d'"alléger la pression sur le NHS".

Le gouvernement n'a pas donné les détails concernant le financement de ce plan, mais le Guardian a évalué le coût de ces mesures à 10 millions de livres (11 millions d'euros). Au Royaume-Uni, près des deux tiers (63%) des adultes sont au-dessus d'un poids considéré comme sain, avec 36% en surpoids et 28% en obésité, selon les données gouvernementales. Un enfant sur trois entre 10 et 11 ans est par ailleurs en surpoids ou obèse.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Coronavirus Grande-Bretagne Régime
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants