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Explosions à Beyrouth : "Le peuple libanais est otage" de ses dirigeants selon un avocat

INVITÉ RTL - L'explosion de Beyrouth a alimenté la colère des Libanais qui avaient battu le pavé des semaines dès octobre 2019 pour exprimer leur ras-le-bol face aux politiques accusés de corruption et d'incompétence.

Les habitants sous le choc après une double explosion à Beyrouth, au Liban, le 4 août 2020
Les habitants sous le choc après une double explosion à Beyrouth, au Liban, le 4 août 2020
Crédit : IBRAHIM AMRO / AFP
Explosions à Beyrouth : "Le peuple libanais est otage" de ses dirigeants selon un avocat
05:25
Explosions à Beyrouth : "Le peuple libanais est otage" de ses dirigeants selon un avocat
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Bénédicte Tassart & Thomas Pierre

Emmanuel Macron est arrivé jeudi 6 août à Beyrouth, dévastée il y a deux jours par de violentes explosions ayant fait au moins 137 morts et 5.000 blessés, pour rencontrer des responsables libanais. Pendant ce temps, les habitants de Beyrouth nettoient leur ville et s'insurgent contre un État qui a laissé "sans surveillance" des produits hautement inflammables. 

En colère, la population demande plus globalement des comptes à une classe dirigeante accuséé de corruption et d'incompétence. Dans une lettre ouverte au président français, Pierre Issa, le principal opposant au pouvoir en place, demande à Emmanuel Macron de ne surtout pas soutenir le gouvernement. Selon lui, l'aide aux victimes doit être distribuée par les associations et non par l'État libanais..

"Nous sommes devant une tragédie", dit maître Melhem Khalaf, qui est à la tête de l'Ordre des avocats de Beyrouth. Pour le bâtonnier libanais, invité de RTL, la rue a raison de pointer du doigt les autorités. "C'est une question de crise politique où le peuple libanais est otage", assure celui qui condamne "une série d'actes irresponsables" de la part des d'une classe politique corrompue.

"On a pris en otage tout le pays pour des intérêts personnels partisans, confessionnels, clientélistes (...), avec une corruption tellement importante qu'on ne peut plus tenir une telle irresponsabilité", insiste l'avocat pour qui "on a besoin aujourd'hui de mettre terme à ce laissez-allez". 

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