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États-Unis : pourquoi les contaminations augmentent malgré une campagne vaccinale massive

FACT CHECKING - Bien que les États-Unis vaccinent massivement, un drôle de phénomène se produit : la courbe des contaminations ne baisse plus depuis la fin du mois de mars.

Une personne en train de se faire dépister au coronavirus à Brooklyn (New York), le 8 octobre 2020.
Une personne en train de se faire dépister au coronavirus à Brooklyn (New York), le 8 octobre 2020.
Crédit : Angela Weiss / AFP
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micro générique
Jean-Mathieu Pernin - édité par Marie Gingault

Aux États-Unis, on constate une légère hausse des contaminations, notamment chez les plus jeunes, et ce, malgré une forte campagne de vaccination. Pour certains, cela prouve l’inutilité des vaccins, mais qu’en est-il réellement ?

Étrange phénomène américain, que celui de vacciner massivement et de voir une courbe des contaminations qui ne baisse plus depuis la fin du mois de mars, tandis que la chute était vertigineuse depuis le début de l’année. Et pourtant, en matière de vaccination, les États-Unis peuvent donner des complexes à beaucoup de pays et notamment à la France.

Dans l'Hexagone, nous sommes à 19 doses pour 100 habitants, de l’autre côté de l’atlantique c’est 50 doses pour 100 habitants. 33 % de la population américaine a reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid, et environ 20 % ont déjà reçu les deux doses, selon les chiffres du New York Times

Une augmentation des cas qui touche principalement les plus jeunes et quelque part, tant mieux, car ils s’en remettent plus facilement que les personnes plus âgées. Cette augmentation est due à la circulation du variant britannique, mais surtout au relâchement des gestes barrières. La Maison Blanche insiste pour que les États incitent les citoyens à continuer à les respecter, mais le gouverneur du Texas, par exemple, se bat pour retirer les masques. 

Les États-Unis ne sont pas un cas isolé

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De nombreux pays, fortement vaccinés, sont eux aussi confrontés au même problème. C’est notamment le cas au Chili, qui est un très bon élève de la vaccination. 36% des Chiliens ont reçu une première dose et pourtant, les autorités ont dû se résoudre à reconfiner face à la flambée des cas. La raison : un vaccin chinois massivement utilisé et pas forcément des plus efficaces mais aussi un sentiment de sécurité et un relâchement des gestes barrières et des voyages internes au pays. Cela provoque ainsi ce retour de flamme du coronavirus : 36% ce n’est pas assez pour obtenir l’immunité collective. 

Même chose à Malte, qui a le meilleur taux de vaccination des 27 de l'UE avec 13% de sa population vaccinée et comme chez nous, des mesures d’urgence et de fermetures. Néanmoins, un scientifique parle d’arrogance maltaise face au virus : gestes barrières peu respectés, peu de tests, tandis que le virus invite à rester modeste.

En effet, il est compliqué de faire comprendre à la population qu’il faut rester prudent, même si on a été vacciné. C’est désormais le pari et le défi des pays, notamment avec l’été qui arrive. La Grande-Bretagne et Israël appellent au respect des gestes barrière. Le vieux slogan "sortez couvert" est toujours utile.

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