2 min de lecture Présidentielle américaine

États-Unis : pourquoi le Congrès pourrait destituer Trump, même après le 20 janvier

Si la seconde procédure d'"impeachment" devait aboutir, Donald Trump ne pourrait se représenter à la présidentielle dans quatre ans.

Donald Trump lors de son discours à Washington DC le 6 janvier 2021
Donald Trump lors de son discours à Washington DC le 6 janvier 2021 Crédit : TASOS KATOPODIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Thomas Pierre Journaliste

Neuf jours pour réaliser l'irréalisable : destituer Donald Trump. Les démocrates américains ont averti dimanche qu'ils étaient prêts à lancer dans les prochains jours un nouvel "impeachment". Cette procédure de destitution historique, la seconde contre le président républicain, interviendrait si le vice-président Mike Pence ne se résout pas à le démettre de ses fonctions.

Cinq jours après les événements du Capitole, qui ont fait cinq morts et ébranlé l'Amérique, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a annoncé une série d'actions pour faire partir le président républicain, qualifié de "menace imminente" contre la démocratie et la Constitution américaines. 

Les démocrates vont d'abord en appeler à Mike Pence. La Chambre sera amenée lundi, et au besoin mardi, à se prononcer sur une résolution lui demandant de démettre Donald Trump de ses fonctions. Lors d'une procédure rapide puis, si c'est nécessaire, lors d'un vote formel, la puissante cheffe des démocrates affirme que la procédure de destitution sera introduite dans la foulée. 

L'article de mise en accusation est déjà rédigé, même si elle a peu de chances d'aboutir dans les temps. Mais à travers cette procédure inédite, qui devrait continuer après le départ officiel du milliardaire le 20 janvier, les démocrates et une partie des républicains, ont également un autre objectif : écarter définitivement une nouvelle candidature de Donald Trump en 2024. 

Objectif 2024

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Car, rien ne dit que Donald Trump qui, avant ces événements, avait évoqué une nouvelle candidature, y ait pour autant renoncé. Le milliardaire préparerait une visite cette semaine à la frontière sud pour vanter sa fermeté en matière de politique migratoire. Il envisagerait par ailleurs de s'accorder lui-même une grâce présidentielle. Au lendemain des violences du Capitole, le président sortant s'adressait d'ailleurs à ses soutiens en ses termes : "notre incroyable voyage ne fait juste que commencer". 

Le véritable enjeu de la procédure de destitution serait donc d'éviter la réélection du républicain dans quatre ans. En effet, si Trump devait être mis en accusation par la Chambre et condamné par le Sénat (qui vient de passer aux démocrates), même au-delà du terme de son mandat, il serait de facto "empêché" de se présenter à nouveau ou de reprendre des fonctions publiques.

L'article I, section III, de la Constitution est clair à ce sujet.  En cas d''impeachment", le président américain serait "interdit d'occuper tout poste de confiance ou d'exercer toute fonction honorifique ou rémunérée des États-Unis." Le Congrès pourrait dès lors décider de mettre un terme à la carrière politique de Donald Trump. Une occasion que les Républicains pourraient cette fois être tentés de saisir. 

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