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Coronavirus : le traitement à l’hydroxychloroquine autorisé en Russie

La Chine a offert à son voisin du nord quelque 68.000 boîtes du médicament, dont l’efficacité contre le virus est contestée chez les scientifiques.

Une boîte de Plaquénil, mécidament à base d'hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine
Une boîte de Plaquénil, mécidament à base d'hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine Crédit : Damien Meyer / AFP
Maxime Magnier et AFP

Alors que le débat n’est pas encore tranché, en France, quant aux avantages médicaux d’un traitement du coronavirus à l’hydroxychloroquine, la Russie, elle, a franchit le pas : le gouvernement de Vladimir Poutine a autorisé le traitement des patients atteints de Covid-19 avec ce dérivé de l'antipaludéen chloroquine.

La décision politique a pris la forme d’un décret publié jeudi soir, dans lequel l’exécutif russe a donné les instructions en ce sens aux organisations médicales. Le document précise par ailleurs que la Chine a offert à la Russie plus de 68.000 boîtes de ce médicament. Le décret a été publié à la suite d'un entretien téléphonique jeudi entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping.

Par la suite, l’hydroxychloroquine doit être distribuée aux hôpitaux traitant les patients testés positifs au coronavirus ou soupçonnés d'être infectés. L’agence russe du contrôle des services médicaux a été chargée d'assurer un suivi pour s'assurer de la sécurité et de l'efficacité du médicament.

De graves effets secondaires

L'hydroxychloroquine, ainsi que la chloroquine, issue de la quinine, sont prescrites depuis plusieurs décennies contre le paludisme, un parasite véhiculé par le moustique. Bien qu'ils soient connus pour avoir des propriétés antivirales, tous les deux ont de graves effets secondaires, surtout lorsqu'ils sont administrés en doses élevées ou ensemble avec d'autres médicaments.

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Certains médecins et dirigeants appellent à administrer largement ce médicament, qualifié de "don du ciel" par le président américain Donald Trump, mais une vaste partie de la communauté scientifique et des organisations sanitaires appelle à attendre une validation scientifique rigoureuse, mettant en garde contre les risques pour les patients.

Si des études préliminaires en France et en Chine ont conclu à des résultats prometteurs, l'efficacité de la chloroquine et de l'hydroxycholoroquine "reste à démontrer", selon l'Agence européenne du médicament (EMA). Début avril, l'EMA a appelé à ne les utiliser que dans le cadre d'essais cliniques ou de "programmes d'urgence".

En France, une partie de la communauté scientifique, et de la classe politique, milite pour l’usage de l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19. C’est notamment le cas du professeur Didier Raoult, infectiologue et directeur de l’IHU de Marseille. 

Après l’avoir rencontré la semaine dernière dans son établissement, Emmanuel Macron a dit de lui qu’il est un "grand scientifique", jugeant que "la bithérapie que propose le professeur Raoult" doit "être testée". En France, toujours, une pétition réclament la facilitation des recours à la chloroquine et à l’hydroxychloroquine  a été lancée, notamment à l'initiative de l'ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy. Elle a déjà récolté plus de 530.000 signatures.

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