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Coronavirus : ce que l'on sait sur le variant "Deltacron"

ÉCLAIRAGE - Découverte début janvier à Chypre, cette fusion des variants Delta et Omicron vient d'être identifiée au Royaume-Uni.

Un scientifique dans un laboratoire, le 5 février 2020.
Un scientifique dans un laboratoire, le 5 février 2020.
Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Thomas Pierre & Thibault Nadal

Alors que les restrictions sanitaires tendent à s'assouplir en France comme à l'étranger, deux noms bien connus s'invitent de nouveau dans les laboratoires d'analyse épidémiologique : Delta et Omicron. Cette fois sous une forme hybride, baptisée "Deltacron". 

Vendredi 11 février, l'Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni (UKHSA) a annoncé avoir identifié chez une malade contaminée au Covid-19 cette "mutation" issue de la combinaison des deux souches. Que savons-nous de ce variant détecté pour la première début janvier à Chypre ? Faut-il craindre pour autant une résurgence épidémique ? 

Pour l'instant, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) classe ce nouveau variant dans la catégorie "sous surveillance", à la différence de Delta et Omicron, toujours qualifiés de "préoccupants". Pour l'expert britannique en maladies infectieuses Paul Hunter, Deltacron "ne devrait pas représenter une menace trop importante"

"Je ne suis pas trop inquiet pour le moment. Si Delta et Omicron baissent tous les deux, alors, en théorie, ce (variant) devrait avoir du mal à décoller", assure-t-il. La raison : le Royaume-Uni a d'énormes niveaux d'immunité contre les souches Delta et Omicron, précise The Daily Mail

Détecté en janvier à Chypre

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Baptisé "Deltacron" par Leondios Kostrikis, professeur de biologie à l’Université de Chypre et chef du Laboratoire de biotechnologie, le chercheur avait à l'époque fait cette "découverte" sur 25 malades, rappelle Bloomberg. "Il existe actuellement des co-infections Omicron et Delta et nous avons trouvé cette souche qui est une combinaison des deux", expliquait-il. 

Mais ce nouveau variant pourrait aussi être le fruit d'une mauvaise manipulation de laboratoire. C'était en tout cas l'avis de différents scientifiques mondiaux, après avoir consulté les séquences génétiques des 25 cas sur la base de données internationales Gisaid, qui rapporte les séquençages du coronavirus et permet de tracer l’arbre généalogique de coronavirus. 

Tom Peacock, virologue à l’Imperial College de Londres estimait alors sur Twitter que "les "recombinaisons apparaissent quelques semaines, voire quelques mois après la circulation simultanée de plusieurs variants. Cela ne fait qu’un peu plus de deux semaines qu’Omicron circule, je doute qu’il y ait pu déjà avoir des recombinaisons". 

Une théorie retoquée par Leondios Kostrikis. Selon lui, les cas qu’il a identifiés "indiquent une pression évolutive sur une souche ancestrale pour acquérir ces mutations et non le résultat d’un seul événement de recombinaison", explique-t-il avant d'avancer deux hypothèses. 

Déjà, ce variant serait davantage présent parmi les malades hospitalisés que dans la population générale, ce qui pourrait indiquer qu’il est assez virulent. Ensuite, son existence pourrait être rapidement supplantée par Omicron, dont la contagiosité entraîne toujours un nombre de contaminations record. L'Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni reconnaît elle-même ne pas être trop préoccupée par Deltacron. 

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