2 min de lecture Aéronautique

Boeing : un été difficile en perspective avec des avions cloués au sol

L'interdiction de vol du 737 Max de Boeing, à la suite de la découverte de failles potentiellement dangereuses, augure une lourde facture pour le constructeur américain.

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Boeing : un été difficile en perspective avec des avions cloués au sol Crédit Image : JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Christian Menanteau édité par Paul Turban

L’avion vedette de Boeing devrait rester cloué au sol beaucoup plus longtemps que prévu. Pour autant, Boeing ne va pas baisser pavillon. L’entreprise gagne encore beaucoup d’argent avec ses activités Défense et Espace.

Mais Boeing est synonyme d’avion. L’interdiction de vol de son 737 Max, le concurrent frontal de l’A320 Néo d’Airbus, puis les découvertes de failles en série et potentiellement très dangereuses bouleversent toute la stratégie de l’avionneur de Seattle et l’oblige à anticiper une très lourde facture qui ne sera pas uniquement financière.

À court terme, après 2 catastrophes qui ont fait 343 victimes, il va falloir en priorité indemniser les familles, 100 millions de dollars minimum. Ensuite, il faudra compenser le manque à gagner des compagnies aériennes clientes, 381 avions en circulation dans le monde. Sachant qu'un 737 Max représente 2 millions d'euros de chiffre d'affaires en moyenne par mois, le compteur tourne vite.

La facture s’alourdit aussi en interne. Boeing continue de fabriquer 42 appareils tous les mois. C’est une note mensuelle de 1,5 milliard d'euros. Le stock atteindrait 430 avions en décembre. La facture finale pourrait très vite atteindre 10 milliards.

Des conséquences à long terme pour Boeing

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À long terme, le point clef est la confiance. Si elle s’évapore, les conséquences seront ravageuses. Confiance des compagnies où la rigueur technologique de Boeing est mise en doute. Confiance des autorités de certification des pays clients qui attestent de la fiabilité d’un appareil. Confiance des passagers. Vont-ils accepter d’embarquer dans un avion qui alignent des failles que les pilotes n’ont pas été formés à maîtriser ?

Et enfin, il faut garder la confiance des investisseurs. Boeing est coté en bourse. Ses actions alimentent les fonds de retraite des américains. Leurs gestionnaires pourraient ne s’y aventurer que sur la pointe des pieds.

Une opportunité pour Airbus ?

Cette catastrophe industrielle va d’abord affecter la stratégie globale de Boeing. Si les compagnies, les contrôleurs et les voyageurs ont l’assurance que le 737 Max est un appareil réellement sûr, l’Américain retrouvera une partie de sa dynamique. 

Dans le cas contraire, Airbus qui est partout certifié par des organismes indépendants alors que Boeing pour l'essentiel s’auto-évalue, en tirera certainement bénéfice.

Les Plus

Les bourses de Paris et de Wall Street sont en pleine forme. Leurs indices sont en train de flamber. 

Une nouvelle hausse en vue du prix de l’électricité de 1,20% est attendue en août. 

La Note

12/20 de bienvenue à la nouvelle autorité de régulation des transports. Elle va gendarmer les obligations du rail, de la route, des aéroports et de la RATP. Il y a pas mal de travail en perspective. 

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