2 min de lecture Transports

Défaillance d'un A380 au Groenland : une pièce du réacteur retrouvée sous la glace

La pièce s'était décrochée en plein vol entre Paris et Los Angeles, au dessus du Groenland. L'avion avait dû être dérouté vers l'aéroport militaire de Goose Bay, dans l'est du Canada, sans dommage pour ses 520 occupants.

Un Airbus A380 dans le ciel du Bourget, le 21 juin 2017
Un Airbus A380 dans le ciel du Bourget, le 21 juin 2017 Crédit : AFP / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT
Camille Descroix
Camille Descroix
et AFP

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui enquêtait au Groenland sur la défaillance d'un A380 d'Air France survenue en septembre 2017, a retrouvé une des pièces du moteur en creusant à plus de quatre mètres sous la neige et la glace, a-t-il exposé lundi 1er juillet.

"L'une des pièces recherchées du moteur a été retrouvée et sera envoyée aux États-Unis pour être examinée", détaille le BEA sur son compte Twitter, impressionnantes photos à l'appui.

Le Geological Survey du Danemark et Groenland (GEUS), qui a participé aux recherches, a expliqué que cette pièce de titane, pesant environ 150 kg, a été retrouvée enterrée sous près de 4 mètres de neige et de glace, au milieu d'une crevasse. "Toutes les crevasses étaient recouvertes de neige, les rendant invisibles à la recherche", détaille le GEUS, expliquant que c'est grâce à un robot et à un radar que les crevasses ont pu être détectées.

Le vol Paris-Los Angeles avait été détourné au Canada

Le 30 septembre 2017, une partie d'un des réacteurs de l'A380-800 assurant une liaison entre Paris et Los Angeles s'était décrochée en plein vol, au-dessus du Groenland. L'avion avait dû être dérouté vers l'aéroport militaire de Goose Bay, au Labrador (dans l'est du Canada), sans dommage pour ses 520 occupants (496 passagers et 24 membres d'équipage).

Le moteur incriminé avait été construit par les américains General Electric et Pratt & Whitney au sein de Engine Alliance. C'est cette dernière qui examinera la partie du moteur retrouvée, "sous la supervision du BEA", précise ce dernier. Plusieurs phases de recherches, dont une campagne aérienne et une campagne au sol, ont été nécessaires pour retrouver les pièces recherchées par les enquêteurs, dans des conditions météorologiques extrêmes.

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Dans cette enquête, le BEA représente la France, État de l'exploitant, de l'immatriculation et de conception de l'avion. Des enquêteurs du Havarikommissionen, représentant le Danemark, Etat d'occurrence, du NTSB, représentant les Etats-Unis, Etat des motoristes, et du BST, représentant du Canada où s'est dérouté l'équipage, ont également participé à cette enquête de sécurité.

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