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Afghanistan : "Il ne peut pas y avoir d'accueil inconditionnel d'Afghans", estime Pécresse

INVITÉE RTL - La présidente de la région Île-de-France s'oppose à un accueil massif de réfugiés afghans, et souhaite l'application stricte du droit d'asile.

Valérie Pécresse, le 15 octobre 2020
Valérie Pécresse, le 15 octobre 2020
Crédit : RTL
Marie Gingault & Alba Ventura

Pour la présidente de la région Île-de-France et désormais candidate à la primaire de la droite, Valérie Pécresse, "la France et l'Europe ont complètement raté de coche en Afghanistan"

"La France et l'Europe ont été d'un silence assourdissant", déplore Valérie Pécresse. "Nous ne pouvons pas reconnaître ce gouvernement qui s'est installé par la force et qui va régner par la terreur. Nous devons mettre les Talibans au banc de l'Europe et installer un rapport de force, en refusant la reconnaissance de ce gouvernement et en nourrissant politiquement, stratégiquement, logistiquement, tous ceux qui se lèveront pour leur résister", plaide la candidate à la primaire de la droite.

Pour Valérie Pécresse, "la grande cause qui doit tous nous rassembler", c'est la lutte contre le terrorisme islamiste. "Je rappelle qu'en Afghanistan, Al-Qaïda a trouvé refuge au lendemain du 11 septembre, et on est vingt ans après", déplore-t-elle sur RTL.

Il faut privilégier l'accueil des personnes déplacées sur zone

Valérie Pécresse

Pendant ce temps-là, c'est le chaos qui règne à l'aéroport de Kaboul, où 7.000 Afghans attendent d'être évacués. La France ne pourra pas tous les accueillir, prévient la présidente de la région Île-de-France. "Soyons clair, le défi aujourd'hui pour la France c'est de stopper l'immigration. Une immigration incontrôlée qui s'ajoute à une intégration ratée, ça peut disloquer notre pays à terme", a-t-elle averti. 

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"Il ne peut pas y avoir d'accueil inconditionnel de tous les Afghans en France, c'est absolument impossible. La France ne pourrait pas le supporter", assure celle pour qui "il faut privilégier l'accueil des personnes déplacées sur zone". "Si tous les Afghans quittent leur pays, qui organisera la résistance aux Talibans ? Quand l'Afghanistan pourra retrouver un gouvernement démocratique ? Donc le sujet aujourd'hui, c'est de permettre à tous les Afghans de rester sur zone, sur leur territoire", plaide Valérie Pécresse qui est "très attachée" au droit d'asile.

Selon elle, ce dernier doit "s'exercer en priorité à l'égard de tous les Afghans qui ont aidé la France ou qui ont aidé les libertés publiques, qui se sont prononcés pour la liberté et qui sont aujourd'hui menacés. Mais le droit d'asile et strictement le droit d'asile. Et si les Afghans sont déboutés du droit d'asile, et bien ils doivent rentrer chez eux, comme tous les demandeurs d'asile déboutés. C'est bien le grand problème de notre pays, c'est que nous n'arrivons pas à faire appliquer notre loi en matière d'asile", conclut-elle. 

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