3 min de lecture Fruits et légumes

Gel des récoltes : pêches, prunes, abricots... Ces fruits qui manqueront cet été

En quelques nuits, la moitié de la production de fruits a été détruites, avec des pertes plus importantes dans certaines régions. Cet été, les fruits devraient être plus rares, et donc plus chers.

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Agriculture : les épisodes de gel vont avoir un impact sur nos assiettes Crédit Image : Fabrice COFFRINI / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Virgine Garin
Virginie Garin édité par Coline Daclin

Les 6 et 12 avril dernier, un épisode de gel a durement touché une grande partie des vergers et des vignobles du pays. Deux nuits de gel intense, des conditions exceptionnelles et dramatiques dont nous risquons de ressentir les conséquences dans nos assiettes toute l'année. Le bilan fait par les agriculteurs est impressionnant. En quelques nuits, la moitié de la production annuelle de fruits a été détruite.

 Autant dire que la situation est terrible pour les agriculteurs. Pour certaines productions, c'est encore pire. 60% de pertes pour les pêches, 70% pour les prunes et 80% pour les abricots. Tous les fruits, même à coque, même les noix, les châtaignes ont été touchés.

Les pertes ont été un peu moins spectaculaires dans la partie nord de la France pour la pomme. Mais tout de même, pour la pomme, entre 40 et 50% de la production a été détruite. Le gel a été terrible dans la vallée du Rhône ou en PACA. Là-bas, de mémoire d'arboriculteur, on n'avait jamais connu de gel de printemps.  Et ils n'avaient aucune protection. 

Et puis il y a des régions qui s'en sortent mieux : l'Alsace aura des mirabelles, un peu de pertes, mais la floraison là-bas est plus tardive, les arbres ont été moins touchés. 

Un tiers de production de vin en moins

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Tous les vignobles sans exception ont également été impactés, et un peu moins en Charente et en Alsace. Chez certains vignerons c'est 100% de dégâts. Et au plan national, la profession estime qu'elle a perdu un tiers de la récolte de cette année. Un tiers de vin en moins. 

Et puis il y a aussi les grandes cultures : les céréales. L'orge pour faire la bière a été touchée, tout comme le colza. Les champs sont jaunes en ce moment, donc en fleurs. 10% ont été détruits. La production de betteraves sera également en baisse. La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) chiffre les dégâts à quatre milliards d'euros, même s'il faudra attendre le moment des récoltes pour évaluer avec précision.

Le gel n'a d'ailleurs pas touché que la France, mais toute l’Europe. L’Italie a été très touchée aussi, comme l’Allemagne, l’Autriche et le nord de l'Espagne. Les importations pour nous consommateurs ne suffiront donc pas, et les fruits, plus rares, seront plus chers cet été. 

Les représentants des filières touchées ont été reçus mercredi 21 avril au ministère de l'Agriculture, et il va y avoir des aides. Elles seront néanmoins plafonnées à 40% des dégâts, avec en plus un report d'un an des cotisations sociales. Une enveloppe d'urgence sera répartie par les préfets. Dans le plan de relance, l'argent consacré aux  équipements de protection et à la recherche contre les aléas va doubler. Surtout, la profession va vraiment devoir changer complètement sa façon de gérer les risques, de s'assurer contre ces aléas climatiques, autrefois exceptionnels et qui deviennent de plus en plus fréquents

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