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Coronavirus : la situation alarmante des petites et moyennes entreprises

ÉCLAIRAGE - 15% des entreprises ont une activité économique proche de zéro, et malgré les protections sociales, les faillites pourraient s'enchaîner en 2021.

Une brasserie fermée à Marseille, pendant l'épidémie de coronavirus, le 28 septembre 2020.
Une brasserie fermée à Marseille, pendant l'épidémie de coronavirus, le 28 septembre 2020.
Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP
Coronavirus : la situation alarmante des petites entreprises
02:42
Anais Bouissou
Anaïs Bouissou
Journaliste

Il existe près de 4 millions de petites et moyennes entreprises dans notre pays et certaines sont aujourd'hui dans une situation financière très difficile. Après une année sous Covid, les perspectives ne sont pas réjouissantes, et le moral des chefs d’entreprises est en berne. 

Un dispositif gratuit, porté par l’association Apesa, leur offre un soutien psychologique, avec un numéro vert : le 0 805 65 505 0. Le dispositif a vu ses prises en charge augmenter de 50% depuis le début de la crise sanitaire. Pour 15% des entreprises, c’est la catastrophe. Il s'agit des cafés, des restaurants, de l’évènementiel et de la culture, qui représentent énormément de petites et moyennes entreprises. Pour ces structures, l’activité économique est proche de zéro.

En revanche, pour les autres, c’est-à-dire la majorité, l’activité est repartie, plus ou moins fort. Certaines travaillent quasiment autant qu’avant crise, comme dans l’industrie, pharmacie, agroalimentaire, dans le domaine du numérique. Enfin, beaucoup tournent à 80%-85% d’activité, comme les entreprises du bâtiment par exemple.

Des protections qui persistent

Pourtant, contrairement à ce qu'on pourrait penser, il n’y a pas encore une vague de licenciements. Le chômage a augmenté, certes, mais globalement, ce sont surtout des CDD ou des contrats d’intérim non renouvelés. Des non-embauches, de l’emploi freiné, plus que des licenciements massifs. 

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À l’heure actuelle, il existe encore des protections, comme le chômage partiel. Deux millions et demi de salariés étaient encore couverts par le chômage partiel en décembre. L’autre bouclier, c’est l’endettement, avec les prêts garantis par l’État. 40.000 nouvelles demandes de prêts ont encore été déposées ces deux derniers mois. 

Mais attention, cela reste de l’argent emprunté. Du temps gagné, c’est de l’emploi sauvé, mais pour combien de temps ?  Il faut bien comprendre que l’économie est profondément engluée dans des sables mouvants. 

Un risque de faillite élevé

Tout peut d'ailleurs rapidement s’effondrer. La Banque de France prévoit déjà qu’au moins une entreprise sur 20 ne pourra pas rembourser ses emprunts. Plus la crise dure, plus les risques de faillite augmentent. Plus les annonces de plans sociaux vont se succéder. D’après une enquête de la CPME, 54% des chefs d’entreprises s’inquiètent pour la pérennité de leur entreprise. 

Le pire n’est jamais certain, mais l’année 2021 risque d’être véritablement mortelle pour l'emploi. Entre les salariés qui sont au chômage partiel, dans leur entreprise, mais qui touchent un peu moins de salaire, ceux qui vont perdre leur travail et ceux qui sont déjà au chômage, c’est toute la chaîne des salariés qui est en danger.  

On le sait désormais, la réforme de l’assurance chômage est repoussée. Les droits au chômage ne seront donc pas durcis au 1er avril. Mais pour sauver les entreprises, comme les salariés, le défi social et économique du gouvernement est particulièrement complexe.

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