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Coronavirus : une entreprise toulousaine développe un masque tueur de virus

REPORTAGE - Un industriel toulousain a conçu un masque auto-décontaminant qui pourrait être commercialisé dans les prochains mois. Une innovation venue de la lutte contre les maladie nosocomiales et les armes chimiques.

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Coronavirus : une entreprise toulousaine développe un masque tueur de virus Crédit Image : FRED DUFOUR / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Patrick Tejero édité par Benjamin Hue

L'entreprise Paul Boyé Technologies, installée dans la banlieue toulousaine, est l'un des quatre principaux fabriquants français de masques. Ses machines étaient à l'arrêt depuis plusieurs mois, faute de renouvellement des stocks de l'Etat avant mars 2020. Depuis, la société a embauché une centaine de personnes dont des ex-ingénieurs aéronautiques qui planchent sur un prototype de masque capable de tuer les virus.

Ce masque, baptisé Biox, ressemble à un masque FFP2 classique. Sauf qu'il est recouvert d'une substance biocide qui élimine tout les virus et autres bactéries en moins de 4 heures. "Le masque est décontaminé. Au lieu d'avoir un masque qui pourrait éventuellement transmettre un virus quand vous le touchez, car c'est un déchet en lui-même, eh bien là, il sera propre. Il aura anéanti son virus", explique à RTL Jacques Boyé, dirigeant de l'entreprise.

La recette du biocide est top secrète. On sait seulement que la recherche avait commencé bien avant l'épidémie. "On voulait faire un traitement qui permette de lutter contre les maladies nosocomiales en milieu hospitalier. On a poussé les études pour se protéger contre les menaces biologiques du domaine militaire. On a constaté également qu'on pouvait tuer les bactéries et les virus. On a fait des essais sur le coronavirus et on a eu de très bons résultats", explique le chef d'entreprise.

Le masque tueur de virus est prêt à être commercialisé d'ici la fin du premier semestre. Il reste seulement à vérifier qu'il est absolument sans danger. "On veut être certain qu'il n'est pas à l'origine d'allergies ou de boutons", indique Jacques Boyé. Il coûtera un peu plus cher mais sera utilisable plus longtemps qu'un masque classique. 

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