2 min de lecture Alimentation

Alimentation : comment fonctionne "l'éco-score" qui évalue l'impact environnemental

ÉCLAIRAGE - Des entreprises du secteur de l'alimentation lancent un "éco-score" pour "sensibiliser" les consommateurs sur l'impact environnemental des produits alimentaires.

Une personne scanne le code-barres d'un produit alimentaire avec son smartphone (illustration)
Une personne scanne le code-barres d'un produit alimentaire avec son smartphone (illustration) Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
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Paul Turban et AFP

Yuka, Open Food Facts, Etiquettable, La Fourche, FoodChéri, Marmiton... De nombreux acteurs de l'alimentation se sont mis ensemble pour créer un "éco-score" indépendant afin d'informer et "sensibiliser" les consommateurs à l'impact sur l'environnement de leur alimentation. Il prendra la forme d'une lettre, de A à E, afin d'être facilement lisible

Cet "éco-score" s'appuiera sur l'analyse du cycle de vie du produit, la production, le transport, la fabrication des emballages, a expliqué ce jeudi 7 janvier Shafik Asal, cofondateur de ECO2 Initiative et Etiquettable, lors d'une visioconférence. Pour cela, il utilisera les données d'Agribalyse, produites par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Le tout donnera lieu à un score sur 100.

Après cela, le score sera pondéré par des "critères qualitatifs supplémentaires" via un système de bonus/malus tenant compte de la recyclabilité des emballages, des labels, du pays de provenance, de la saisonnalité... Ainsi, parmi les différentes marques de riz, les riz bio auront une meilleure note que les autres, et seront encore mieux notés s'ils sont produits en France. 

Une préconisation de la Convention citoyenne sur le climat

Ce nouvel indicateur ne fait pas l'unanimité, y compris du côté des défenseurs de l'environnement. Des associations écologistes et de consommateurs avaient craint que les données ne "favorisent" l'agriculture intensive. En effet, l'analyse du cycle de vie favorise "les cycles de production les plus courts, donc les plus industriels". L'interprofession de la viande Interbev avait de son côté pointé les "incohérences de systèmes d'évaluation environnementale incomplets".  

Les défenseurs du projet, "totalement conscients des limites de l'analyse du cycle de vie" dixit Shafik Asal, ont souligné jeudi que les bonus-malus permettent de valoriser les produits labellisés ou produits localement : "Un bœuf à l'herbe français aura un meilleur score qu'un bœuf brésilien n'étant pas en prairie". 

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Dans l'immédiat, cet affichage environnemental - qui fait écho à l'une des préconisations de la Convention citoyenne pour le climat - sera disponible sur les applications des partenaires du collectif. Sur Open Food Facts, 240.000 produits disposeront ainsi de cet affichage, selon le collectif. 

Il est "indépendant" du "dispositif d'affichage environnemental" prévu par la loi de lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, ainsi que des expérimentations prévues par cette loi, ont précisé les différents acteurs jeudi, même si François Martin, de Yuka, a reconnu jeudi qu'il était possible de les "faire converger". 

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