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Vaccination obligatoire des soignants : le système de santé va-t-il être perturbé ?

ÉCLAIRAGE - Les soignants non-vaccinés ne pourront plus exercer dès mercredi 15 septembre. Cela représente près de 300.000 professionnels de santé absents du jour au lendemain.

Le personnel soignant, pendant la crise du coronavirus (illustration)
Le personnel soignant, pendant la crise du coronavirus (illustration)
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
Vaccination obligatoire : 300.000 soignants absents à partir de mercredi
03:03
Vaccination obligatoire : 300.000 soignants absents à partir de mercredi
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Odile Pouget - édité par Nicolas Barreiro

Le mercredi 15 septembre sonne comme une date butoir pour les professionnels de santé opposés à la vaccination. S'ils n'ont pas reçu leur dose contre la Covid-19, ils ne pourront pas continuer d'exercer leur profession. À la veille de cette limite, 300.000 soignants ne sont toujours pas en règle et les premières lettres de suspension s'apprêtent à partir.

Ces récalcitrants se trouvent d'abord dans les Ehpad, où manquent à l'appel 11% de professionnels de santé. Cela représente environ 30.000 personnes. Ce chiffre pourrait bouger car cet état des lieux date de dimanche et que beaucoup d'indécis ont pu franchir le pas depuis. Le Synerpa, principal syndicat des maisons de retraite privées, estime qu'il n'y aura finalement que 2% de contrats suspendus, soit environ 6.000 salariés. 

Du côté des hôpitaux, on retrouve également 11% du personnel non-vacciné. Cela représente déjà 2 points de moins que la semaine précédente. Les situations y sont très disparates selon les régions, les plus tendues étant en Provence-Alpes-Côte d'Azur et en Occitanie.

Comment faire fonctionner le système de santé malgré les absents ?

Tout le système ne va pas s'effondrer du jour au lendemain. Une majorité par exemple de CHU affiche des taux bien supérieurs à 90% de personnel ayant reçu au moins un dose. C'est notamment le cas de l'AP-HP de Paris, des hospices civils de Lyon ou encore du CHU de Toulouse.

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Tout dépend en fait des catégories de personnels qui manquent à l'appel. C'est moins compliqué de remplacer un chargé de logistique, un informaticien ou un agent d'accueil plutôt qu'un soignant, dans un contexte déjà de tension sur les effectifs. 

À titre d'exemple, l'hôpital de Montélimar, l'absence de 3 médecins anesthésistes sur 6 va entrainer la fermeture de blocs opératoires et la déprogrammation de 150 interventions sur une semaine. Autre exemple, à l'hôpital de Nice, la seule parade pour contrer la défection de soignants dans des services déjà très tendus, c'est la fermeture de lits.

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