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Vaccin contre le coronavirus : les couacs de la campagne

Entre les retards de livraison des doses, l'arrêt des essais de l'Institut Pasteur et le report de rendez-vous, la campagne de vaccination contre le coronavirus en France est semée d'embûches.

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Vaccin contre le coronavirus : les couacs de la campagne Crédit Image : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Sophie Aurenche édité par Quentin Marchal

La campagne de vaccination contre le coronavirus suscite de nombreuses interrogations en France ces derniers jours. L’Institut Pasteur a annoncé l'arrêt de son projet vaccin, des doutes subsistent sur l’efficacité du vaccin Astra Zeneca chez les plus âgés, alors que des retards de livraison sont annoncés et de nombreux centres ne prennent plus de rendez-vous, à cause de la pénurie de doses, en France et en Europe. 

Les mauvaises nouvelles font partie de la recherche et de la course au vaccin. Dans un temps record, moins d'un an après le lancement des essais, il y a forcément une prise de risque. Mais les retards de livraison du vaccin AstraZeneca ont provoqué la colère de tous les dirigeants des instances européennes qui demandent, après avoir précommandé 400 millions doses,  que le groupe pharmaceutique honore ses engagements.

Les laboratoires sont donc clairement sous pression mais se sont engagés, avec l’Europe, sur un nombre de livraisons par trimestre et non pas par semaine. Commander plus de doses ne servirait donc à rien puisque c'est bien la production qui a du mal à suivre.

Sanofi pourrait fabriquer les vaccins de ses concurrents

La tendance est différente aux États-Unis puisque le pays a financé, dès le mois de février 2020, la recherche et la production. Résultat, plus de 10 millions d’Américains sont déjà vaccinés alors que l'Union européenne, qui a signé des contrats plus tard, paye actuellement ce décalage.

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Ce retard explique également la demande de la France à Sanofi de mettre à disposition des lignes de production pour fabriquer les vaccins de ses concurrents, étant donné que le sien a pris du retard. Plusieurs experts du secteur imaginent que ce ne sera pas un rachat de brevet, mais des contrats de sous-traitance sur la phase finale, qui consiste à mettre le vaccin dans les flacons et les emballages.

Il est difficilement envisageable pour l'État de demander à tous les laboratoires de fournir cet effort car il faut continuer à produire les autres vaccins, comme celui de la rougeole par exemple. Cependant, d’autres entreprises françaises, comme Delpharm et Récipharm ont déjà signé des accords de sous-traitance pour la dernière phase avec Pfizer et Moderna et la production de vaccins commencera, dans le meilleur des cas, fin février.

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