1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Uber, Deliveroo : livreurs et chauffeurs VTC vont pouvoir élire des représentants syndicaux
3 min de lecture

Uber, Deliveroo : livreurs et chauffeurs VTC vont pouvoir élire des représentants syndicaux

Bonne nouvelle : les livreurs et chauffeurs VTC pourront bientôt élire des représentants syndicaux pour négocier leurs conditions de travail avec leurs chefs d'entreprise.

Des livreurs Deliveroo lors d'une manifestation à Paris, le 27 août 2017
Des livreurs Deliveroo lors d'une manifestation à Paris, le 27 août 2017
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Uber, Deliveroo : livreurs et chauffeurs VTC vont pouvoir élire des représentants syndicaux
03:41
Uber, Deliveroo : livreurs et chauffeurs VTC vont pouvoir élire des représentants syndicaux
03:41
Anaïs Bouissou

Les livreurs de repas et les chauffeurs VTC vont enfin accéder à la base de la base des droits des travailleurs : pouvoir négocier avec leurs chefs d’entreprises. L’ordonnance est parue dans la nuit de mercredi à jeudi 22 avril au journal officiel. 

Les chauffeurs Uber, les livreurs à vélo Deliveroo vont enfin pouvoir élire des représentants, comme des syndicats de salariés classiques. Avec une élection nationale d’ici un an. Ces représentants seront formés, accompagnés par une autorité indépendante, et ils seront dédommagés, pour ne pas perdre de salaire pendant qu’ils négocient.

C’est un bon début. Ce sont les premières briques de la petite maison des droits sociaux de ces travailleurs - encore faut-il qu’ensuite le dialogue fonctionne. Mais c’est vraiment une prise de conscience. Ils sont 100.000 travailleurs indépendants en France, et jusqu’à présent ils étaient particulièrement démunis. Avec souvent des salaires de misère, des horaires à rallonge et quasiment aucun droit. Les partenaires sociaux s’en sont saisis, le gouvernement aussi et c’est maintenant, la loi qui vient à la rescousse de leurs droits fondamentaux.  

Le sens de l’histoire, c’est qu’on va vers un meilleur encadrement

Anaïs Bouissou

Il s'agit d'un mouvement international. Depuis un peu plus d’une dizaine d’années et l’émergence des plateformes, plusieurs pays s’y sont attaqués partout dans le monde. De nombreuses décisions de justice sont venues atténuer ce phénomène qu’on a appelé "l’ubérisation" du marché du travail. 

L’Union Européenne réfléchit à la protection de ces travailleurs. Au Royaume-Uni c’est carrément un statut à part qui a été reconnu. Une troisième catégorie d’emploi entre les statuts de salariés et d’indépendants. Alors les plateformes font appel, contre-attaquent, modifient les contrats de travail. C’est le jeu du chat et de la souris, mais quand même, le sens de l’histoire, c’est qu’on va vers un meilleur encadrement.  

Tous ces petits pas restent précieux

Anaïs Bouissou
À lire aussi

Attention, tout n'est pas parfait, loin de là. Mais quand vous voyez une plateforme comme Uber Eats, qui a décidé de transformer ses coursiers en salariés, avec un revenu minimum et une protection sociale, c’est une vraie avancée. Vous avez tout un réseau de coopératives de livreurs à vélo aussi, à Bordeaux, à Nantes, à Paris, qui se développe. Souvent avec d’anciens travailleurs de plateformes. Elles se donnent pour mission de respecter les salariés.  

Tous ces petits pas restent précieux et d’autant plus, depuis que la crise est passée par là. Les livraisons de commandes ont bondi de 25% ces derniers mois et dans le paysage des villes françaises, il faudra de plus en plus compter sur la présence des livreurs et des chauffeurs VTC.  

Le plus : Bernard Arnault 2e fortune mondiale

Le patron français du groupe de luxe LVMH Bernard Arnault devient deuxième fortune mondiale : toujours plus ! Le luxe ne connait pas la crise. Les ventes sont reparties comme jamais. Et Bernard Arnault détrône, rien de moins qu’Elon Musk, le dirigeant de Tesla, d’après le magazine américain Forbes. Il est juste derrière l’homme le plus riche du monde, le patron d’Amazon (Jeff Bezos). Fortune estimée : plus de 150 milliards d’euros.

La note : 0/20 pour les fraudes sur Internet

Carton rouge contre les fraudes sur internet ! Oui les achats de produits qui ne correspondent pas à la photo du site internet c’est une plaie ! Les jeunes en sont souvent victimes, parfois après avoir regardé une vidéo promotionnelle. À tel point que le ministre Bruno Le Maire s’est fendu d’une vidéo pour appeler les influenceurs à la responsabilité : "Je voudrais faire appel à tous les influenceurs qui ont un impact sur la décision des jeunes. Il faut que tout cela corresponde à la réalité du produit".
 
(En cas de fraude, vous pouvez la signaler sur le site internet : Signal.conso.gouv.fr)

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/