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Coronavirus : pourquoi les restaurants s'inquiètent de leur réouverture

Le secteur de l'hôtellerie et de la restauration se réjouit de la réouverture des établissements prochaine mais craint de ne pas avoir assez de main d'œuvre.

Une femme portant un masque, devant un restaurant fermé à paris, le 18 novembre 2020.
Une femme portant un masque, devant un restaurant fermé à paris, le 18 novembre 2020.
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Coronavirus : pourquoi les restaurants s'inquiètent de leur réouverture
03:34
Coronavirus : pourquoi les restaurants s'inquiètent de leur réouverture
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Anaïs Bouissou - édité par Marie Zafimehy

Alors que le gouvernement table sur l’ouverture des premières terrasses d’ici un mois, on se rapproche de l’échéance, mais ce n’est pas que de la joie. Connaissez le paradoxe du fromage avec des trous ? Plus le fromage est grand, plus il est rempli de trous... Donc, plus il y a de fromage, moins il y a de fromage.   

C’est une petite mise en bouche pour vous parler d’un autre paradoxe… Moins drôle celui-là, c’est le paradoxe de l’hôtellerie restauration : plus la sortie de crise, la libération, approche et plus leurs inquiétudes augmentent !

C'est un mélange de joie et d'inquiétude en fait. Bien sûr, le fait d’ouvrir à nouveau est une bonne nouvelle mais entre le protocole sanitaire, les charges, le commerce, le calendrier inconnu... c’est déjà des craintes à tous les étages. Et alors, le pire, c’est de savoir si oui ou non, les salariés seront bien là. 

Les professionnels du secteur estiment qu’il va leur manquer 110.000 salariés

Anaïs Bouissou

En fait il y a plusieurs problèmes. D’abord il y a le phénomène de l’évaporation des salariés. Quand vous laissez vos salariés 6 mois – 1 an en chômage partiel, avec parfois 16% de revenus en moins tous les mois… Il y en a qui cherchent ailleurs. Un autre travail. Avec peut-être moins de contraintes et d’horaires décalés. Ces salariés-là, quand vous rouvrez vos restaurants, ils sont déjà partis, dans une autre entreprise. Les professionnels du secteur estiment qu’il va leur manquer 110.000 salariés.  

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Ensuite, il y a un deuxième phénomène, c’est celui des réflexes perdus. Pour ceux qui sont restés au chômage partiel pendant des mois, retrouver d’un seul coup un rythme de travail à 200% cela ne va pas de soi. En cuisine, les gestes sont techniques. Au service, il faut être rapide. À l’accueil des hôtels, il faut gérer les coups de bourre. Ça parait bête, mais c’est comme quand on se remet au sport, c’est réellement une hygiène de travail à retrouver.   

En attendant, les employeurs peuvent rappeler leurs saisonniers

Anaïs Bouissou

Non seulement ils en sont conscients, mais c’est eux qui le disent. Un restaurant arrêté, vous ne le rouvrez pas du jour au lendemain d’un claquement de doigt. Ils demandent un délai de 3 semaines entre les annonces et les réouvertures. Les salariés, il leur faudra une petite mise en jambe, une mini-formation, juste pour reprendre leurs habitudes. C’est une demande des hôtels, des cafés et des restaurants. Et le ministère du travail réfléchit aux formations les plus adaptées en lien avec Pôle Emploi.   

En attendant, les employeurs peuvent rappeler leurs saisonniers. Ça fonctionne surtout pour les bars et restaurants des régions touristiques. Les saisonniers qui avaient déjà travaillé un été par exemple, ils peuvent être recontactés, et embauchés en chômage partiel. Placés en attente si vous voulez. Cela permet de rassurer à la fois les chefs d’entreprises et les saisonniers pour les mois à venir.  

Espérons que cela suffise à éviter le pire paradoxe possible cet été : qu’il y ait à la fois trop de gens au chômage… et en même temps une vague d’emplois non pourvus dans ce secteur.   

Le plus : la Peugeot 308 revient aux vieux compteurs

La Peugeot 308 abandonne le compteur kilométrique numérique et revient aux anciens compteurs à aiguille. C’est une conséquence très concrète de la pénurie des semi-conducteurs qui créé un manque de composants électroniques. 

La note : 15/20 à l'assurance-chômage

C’est la note mise en quelque sorte par la Drees, le service statistique des ministères sociaux. D’après la Drees, l’assurance-chômage avant réforme, "contribue de façon primordiale à la stabilisation du niveau de vie" et surtout pour les classes moyennes.  

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