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Royaume-Uni : Uber devra rémunérer ses chauffeurs au salaire minimum

Le tribunal du travail de Londres a rendu sa décision, vendredi 10 novembre.

Un véhicule Uber à Londres, le 22 septembre 2017
Un véhicule Uber à Londres, le 22 septembre 2017
Crédit : AFP / DANIEL LEAL-OLIVAS
Clarisse Martin & AFP

Le tribunal du travail de Londres a décidé que la société Uber devait considérer ses chauffeurs comme des employés et les rémunérer au salaire minimum, dans un jugement en appel rendu le vendredi 10 novembre.

L'entreprise américaine, qui assure compter près de 50.0000 chauffeurs au Royaume-Uni, avait fait appel d'une décision judiciaire d'octobre 2016 disant que les chauffeurs utilisant l'application avaient droit au salaire horaire minimum de 7,50 livres, l'équivalent de 8,50 euros, et à des congés payés. Jusqu'à présent, les chauffeurs étaient rémunérés à la course, et l'entreprise souligne qu'ils sont des travailleurs indépendants, choisissant leurs horaires et lieux de travail.

Uber, qui a 14 jours pour déposer un nouveau recours, a d'ores et déjà fait part de son intention de le faire. "Nous continuerons à gagner. J'ai confiance, nous sommes du bon côté de la loi", a réagi l'un des deux plaignants, Yaseen Aslam, qui s'est lancé dans cette bataille juridique en 2014. "Uber ne peut continuer à faire fi de la loi britannique en toute impunité et à priver les gens de leurs droits au salaire minimum", a commenté l'autre plaignant, James Farrar, dans un communiqué. 

Uber va déposer un nouveau recours

Les deux chauffeurs étaient soutenus par le syndicat des travailleurs indépendants de Grande-Bretagne (IWGB). Le secrétaire général du syndicat a estimé que "la victoire d'aujourd'hui est une preuve supplémentaire, s'il en fallait encore une, que la loi est claire et que ces entreprises choisissent simplement de priver les travailleurs de leurs droits. Ces entreprises se moquent du droit du travail".

"Il s'agit d'une décision historique dans un contexte de marché du travail en évolution", a aussi réagi Rachel Mathieson, l'avocate des deux plaignants. Avant la décision de vendredi, un porte-parole d'Uber avait déclaré à l'AFP que quel que serait le résultat, "ce ne sera pas forcément la fin du processus et nous nous attendons à ce que l'une ou l'autre partie fasse un recours".

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