2 min de lecture Seine-Saint-Denis

Seine-Saint-Denis : la fresque en hommage Adama Traoré a été vandalisée

La fresque réalisée à Stains en Seine-Saint-Denis par le collectif d'artistes "Collectif Art" en hommage à George Floyd et Adama Traoré a été vandalisée dans la nuit de samedi à dimanche 5 juillet.

Une fresque à la mémoire de George Floyd et Adama Traoré réalisée par le collectif d'artistes "Collectif Art" en Seine-Saint-Denis vandalisée.
Une fresque à la mémoire de George Floyd et Adama Traoré réalisée par le collectif d'artistes "Collectif Art" en Seine-Saint-Denis vandalisée. Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

"Extorsion", "vol", "stop aux Traoré". La fresque réalisée à Stains en Seine-Saint-Denis en hommage à George Floyd et Adama Traoré a été vandalisée dans la nuit de samedi à dimanche 5 juillet, a-t-on appris auprès d'une source préfectorale.

Des constatations ont été réalisées dimanche matin par la police, selon cette même source. Les mots "extorsion", "vol", "stop aux Traoré", "braqueur de femmes enceintes" ont été écrits à la peinture blanche et rouge sur les visages des deux hommes. Le maire de Stains a annoncé vouloir déposer plainte pour ces dégradations.

Cette fresque réalisée par le collectif d'artistes local "Collectif Art" est l'objet de polémiques depuis sa réalisation mi-juin. Le 22 juin, 200 policiers avaient manifesté devant la préfecture de Bobigny à l'appel du syndicat Alliance pour condamner le texte inscrit sous les visages des deux hommes : "contre le racisme et les violences policières".

Au même moment à Stains, 150 personnes s'étaient rassemblées devant la fresque controversée à l'appel du Comité Adama Traoré.

La fresque fait un "amalgame honteux" pour Castaner

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Après avoir reçu une délégation de policiers, le préfet de la Seine-Saint-Denis avait mis en demeure le maire PCF de la ville, qui avait inauguré cette fresque, de modifier le texte.
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait estimé le lendemain sur Twitter que la fresque mettait "en scène un amalgame honteux entre racisme, violence et forces de l'ordre" et a soutenu "l'initiative" du préfet.

"Monsieur le préfet me met en demeure de supprimer le mot 'policières' de la fresque. Cette injonction était celle du syndicat de policiers Alliance. Je ne saisis pas le sens de cette mise en demeure infondée", a déclaré le maire, Azzédine Taïbi, qui a mandaté son avocat "afin d'étudier les suites à donner au préfet".

"Si cette fresque disparaît, si une lettre disparaît, le seul responsable sera le syndicat de police Alliance", avait dit Assa Traoré, la sœur d'Adama, sur des vidéos relayées sur les réseaux sociaux.

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