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Roissy : des militants Greenpeace repeignent un avion en vert

Des activistes de Greenpeace ont partiellement repeint un avion d'Air France en vert afin de dénoncer le "greenwashing" de l'État sur les enjeux environnementaux autour du trafic aérien.

Des militants Greenpeace ont repeint un avion d'Air France à Roissy-Charles de Gaulle le samedi 6 mars, afin de dénoncer le "greenwashing" de l'État.
Des militants Greenpeace ont repeint un avion d'Air France à Roissy-Charles de Gaulle le samedi 6 mars, afin de dénoncer le "greenwashing" de l'État. Crédit : Alain JOCARD / AFP
Marie Gingault
Marie Gingault et AFP

Afin de dénoncer le "greenwashing" de l'État sur les enjeux environnementaux autour du trafic aérien, des militants de Greenpeace ont repeint en vert un avion Air France stationné à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle ce samedi 6 mars. La compagnie aérienne ainsi que le groupe ADP (aéroport de Paris), ont d'ores et déjà annoncé qu'ils portaient plainte. 

Au total, neuf activistes de l'ONG ont escaladé le grillage du tarmac de l'aéroport vers 9 heures ce samedi. Ils se sont ensuite déployés autour d'un Boeing 777 d'Air France, stationné au sol et sans passager à bord, avant de le repeindre partiellement l'engin en vert, à l'aide d'un énorme rouleau. Par cette action, ils entendaient illustrer le "greenwashing", soit l'utilisation fallacieuse, selon eux, d'arguments faisant état de bonnes pratiques écologiques.

Plusieurs des militants présents étaient en possession de pancartes sur lesquelles on pouvait lire "y a-t-il un pilote pour sauver le climat ?" ou "la solution : moins d'avions".
La gendarmerie des transports aériens est rapidement intervenue pour interpeller les activistes, dont certains, juchés sur le toit ou l'aile de l'avion, refusaient de descendre. 

Une action irresponsable et potentiellement dangereuse

ADP
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En fin de matinée, Air France a annoncé avoir "immédiatement déposé une plainte auprès des services de la Gendarmerie des transports aériens" (GTA). "Cette action enfreint toutes les règles de sûreté de l'aéroport et a causé des dégradations significatives sur l'appareil", a affirmé la compagnie dans une déclaration envoyée à l'AFP.

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Le groupe ADP (Aéroports de Paris) a également indiqué qu'il allait "porter plainte" après cette "action irresponsable et potentiellement dangereuse" qui "constitue un délit". "La sécurité aérienne n'est pas remise en cause et le trafic aérien continue normalement", a précisé le gestionnaire. "La transition écologique du transport aérien, dans laquelle Air France est profondément engagée avec des objectifs forts et des réalisations concrètes, mérite d'être menée dans un esprit de dialogue et de responsabilité avec l'ensemble des parties prenantes", a de son côté souligné la compagnie aérienne.

Sur Twitter, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, avait préalablement évoqué des "poursuites pénales" en réaction à l'opération de Greenpeace.

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